FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ réitérera ses valeurs de solidarité et d’équité.

Montréal, le 20 septembre 2000  –   Lors d’un point de presse aujourd’hui, la présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, Mme Jennie Skene, a communiqué aux médias les grandes orientations qu’entend défendre la Fédération lors des audiences publiques nationales de la Commission Clair. « Il nous apparaît primordial de réitérer l’attachement des infirmières aux valeurs qui sont à la base de notre système de santé, soit la solidarité devant la maladie et le partage équitable des coûts. Il nous apparaît également important de rappeler que nous voulons un système de santé universel, accessible et gratuit. C’est pourquoi, malgré les protestations de la ministre Marois qui écarte le développement d’un régime de santé à deux vitesses, nos craintes sont vives de voir ces principes grugés par des interprétations minimalistes de leur portée. La désassurance de certains services, la tarification en clinique privée, la surfacturation de certaines attelles ou prothèses en centre hospitalier sont autant d’exemples qui remettent en question ces principes », de déclarer la présidente de la FIIQ.

La Fédération croit cependant que le statu quo n’est pas viable parce que trop nombreux sont les problèmes : pénurie d’infirmières et autres professionnels de la santé, listes d’attente, sous-financement des services de soins et de maintien à domicile, manque de médecins dans certaines régions, détérioration des services en CHSLD, etc.

Concernant l’organisation des services, la FIIQ abordera, entre autres, l’accessibilité géographique des services, questionnera le partage de la responsabilité clinique et financière entre les CLSC et les cabinets médicaux et s’opposera à un affaiblissement de la gestion publique des services de santé.

Quant au financement des services, la FIIQ s’opposera fermement à toute forme de désassurance de service ou contribution des usager-ère-s et s’objectera à la vente de services à des non-résidents tant et aussi longtemps que le problème des longues listes d’attente ne sera pas réglé. Par ailleurs, la FIIQ reconnaît la complexité des modes de distribution des ressources financières aux régies, aux établissements et aux médecins et souhaite des changements à cet effet.

Enfin, la FIIQ rappellera la sous-utilisation des capacités professionnelles des infirmières. « L’enrichissement de la tâche et l’élargissement du rôle de l’infirmière seraient d’ailleurs de bons moyens pour attirer de nouvelles candidates dans une profession dont les membres vieillissent et où la relève se fait rare. En outre, l’utilisation optimale du potentiel infirmier est une condition essentielle pour que le système de santé puisse répondre aux besoins de demain » de conclure la présidente, Mme Skene.