FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Les déléguées de la FIIQ décident d’aller aussi voir à la CSN.

St-Hyacinthe, le 29 mars 2001  –   Ce matin, réunies en conseil fédéral à St-Hyacinthe, les 600 déléguées de la Fédération des infirmières et infirmiers (FIIQ) ont adopté très majoritairement de poursuivre la réflexion et les démarches d’affiliation auprès de centrales syndicales. En ce sens, elles ont décidé de poursuivre la démarche déjà entreprise avec la FTQ, depuis 4 mois et, d’en amorcer une avec d’une part la CSN et d’autre part la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers. Rappelons que mardi dernier, elles avaient écarté la CSQ d’une telle démarche.

Tout au long des débats, les déléguées ont réaffirmé la ferme volonté des infirmières de rester sous la bannière de la FIIQ. C’est pourquoi une éventuelle affiliation devra garantir nécessairement à la Fédération le respect de son autonomie et de son identité propre. Peu importe l’issue de ces démarches, les déléguées profiteront des discussions à venir pour réfléchir collectivement sur l’avenir de la FIIQ et sur les meilleures façons de remplir sa mission. " Nous nous engageons à réfléchir sur les changements profonds amenés par la mondialisation et la montée du néo-libéralisme qui affectent la société québécoise ainsi que sur les impacts probables. Plus particulièrement des impacts sur notre Fédération, sur notre capacité de bien défendre les intérêts de nos membres, de promouvoir les droits socio-économiques des femmes et d’assumer nos responsabilités en tant qu’agente de changement social ", de déclarer la présidente de la FIIQ, madame Jennie Skene.

Tout en étant convaincues que la FIIQ demeure la meilleure organisation pour défendre leurs dossiers et se porter à la défense de la qualité des soins et de l’accessibilité des services, les déléguées sont également convaincues qu’il faille réfléchir sur d’autre alternative pour relever les défis actuels du syndicalisme.

Pour les déléguées, la réflexion qu’amorce la Fédération est précurseur d’une réflexion pour l’ensemble du mouvement syndical et pourrait provoquer des changements importants sur l’échiquier syndical québécois.