FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Prolongation des conventions collectives du secteur public : les infirmières rejettent la proposition du gouvernement.

Montréal, le 14 mars 2002  –   Réunies hier en conseil fédéral, les 600 déléguées de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec ont rejeté majoritairement la prolongation de leur convention collective. Lors d’un point de presse, tenu ce matin à Montréal, la présidente de la FIIQ, madame Jennie Skene, a déclaré que « les conditions de travail dans lesquelles les infirmières exercent actuellement leur profession sont intenables et accepter cette proposition signifie, pour elles, accepter le statu quo. Comme nous l’avions exprimé publiquement il y a moins d’un mois, les infirmières sont épuisées, découragées et en ont ras-le-bol. »

Selon la Fédération, les infirmières interprètent la prolongation de la convention collective comme une façon de reporter à plus tard la recherche de solutions. Elles sont toujours confrontées aux effets de la pénurie de main-d’œuvre et de la mauvaise organisation du travail ainsi qu’aux fardeaux de tâche. Les moyens qu’offre la convention collective actuelle pour que l’organisation du travail soit revue et améliorée sont nombreux mais trop peu utilisés au nom de l’équilibre budgétaire.

De plus, les infirmières qui fondent des espoirs dans la mise en œuvre de la démarche de planification de la main-d’œuvre infirmière sont toujours en attente de résultats. « En fait, ce que les infirmières disent au gouvernement, c’est qu’elles ne veulent plus accepter la situation actuelle et elles ne veulent pas du statu quo. La seule interprétation possible de ce rejet : la mise en place à court terme de réelles solutions structurantes et porteuses d’avenir. » de conclure la présidente de la FIIQ.

La Fédération préparera donc un échéancier de travail afin de déposer un projet de convention collective dans les prochains mois.