FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ étonnée par la déclaration du premier ministre Jean Charest.

Montréal, le 18 août 2003  –  La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) est étonnée d’entendre le premier ministre affirmer que le réseau de la santé respire mieux, alors que son gouvernement impose à des établissements du réseau des compressions budgétaires qui ont des répercussions sur les infirmières qui sont déjà à bout de souffle.

« On est surpris de voir que le premier ministre semble ignorer que son propre gouvernement a dû mettre de l’avant, pour la période estivale, des mesures incitatives pour éviter que certains établissements se retrouvent en rupture de services, faute de solutions permanentes à la pénurie de personnel soignant. Les infirmières travaillent toujours dans des conditions difficiles alors que les équipes de base sont souvent incomplètes et que l’on refuse toujours de fournir les ressources support nécessaires à l’allégement de leur fardeau de tâches, compressions obligent ! » d’affirmer monsieur Daniel Gilbert, vice-président de la FIIQ.

De plus, alors que tous les acteurs du réseau s’entendent pour dire qu’il faut travailler à la révision de l’organisation du travail (incluant le gouvernement qui finance un bon nombre de ces projets), monsieur Gilbert s’étonne de voir qu’à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, à titre d’exemple, tous les efforts des infirmières dans la recherche de solutions ont été carrément ignorés.

Aussi, la FIIQ a de la difficulté à comprendre l’inertie du ministère de la Santé et des Services sociaux dans ce dossier. Rappelons que le ministre Couillard a déjà indiqué, par la voie de sa porte-parole, « qu’aucune mesure de compressions de personnel ne pouvait être mise de l’avant sans son approbation ». Dans un tel contexte, comment convaincre les différentes administrations hospitalières de travailler à la recherche de solutions aux difficultés vécues par les infirmières, si le ministère ferme les yeux sur la situation vécue par les infirmières de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

« Si le réseau veut devenir plus performant et efficient, il doit miser sur les ressources en place et doit donner l’indication aux administrations hospitalières que ce n’est pas en réalisant des économies sur le dos du personnel soignant, mais bien en leur assurant des conditions adéquates, que l’on pourra garantir à la population des soins de qualité qui répondent à leurs besoins  » de conclure monsieur Gilbert.