FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La présidente de la FIIQ lance un appel à l’unité et à l’action.

Chicoutimi, le 12 février 2004  –  De passage dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, la présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec a profité de l’occasion pour faire le point sur les priorités mises de l’avant par la FIIQ en 2004 et pour lancer aux infirmières un appel à l’unité et à l’action. « Nous nous sommes mobilisées contre les projets de loi du gouvernement Charest qui ne correspondaient pas à nos orientations et à nos choix et, malgré nos objections et celles de plusieurs autres organisations, les lois ont été adoptées. Cette année, nous continuerons à nous opposer aux politiques antisociales de ce gouvernement néolibéral et à tout glissement vers la privatisation de nos services publics », de déclarer la présidente de la FIIQ.

Selon la Fédération, les chambardements qui s’amorcent dans le réseau de santé, réseau déjà fragilisé par de nombreuses réformes successives, n’annoncent rien de rassurant pour les infirmières et les autres travailleuses et travailleurs de la santé, si ce n’est de les démotiver et de reporter à plus tard la recherche de solutions pour améliorer leurs conditions de travail. « Faut-il le rappeler, les changements que nous nous apprêtons à vivre en tant qu’infirmières et en tant que syndiquées, nous ne les avons pas voulus. Toutefois, il nous appartient de choisir la façon d’y réagir. Avec la fusion des accréditations syndicales, les nouvelles règles vont rendre la vie syndicale plus difficile, et nous devrons créer de nouvelles alliances pour résister aux tentatives du gouvernement d’affaiblir nos organisations », affirme madame Skene.

La présidente rappelle que depuis 1987, la grande majorité des infirmières syndiquées du Québec ont fait le choix de se regrouper sous une seule bannière, celle de la FIIQ, et d’unir leurs forces pour mieux défendre leurs conditions de travail et pour offrir des soins de qualité. « Aujourd’hui, nous devons unir nos propres forces dans l’amorce d’une nouvelle vie syndicale locale, régionale et nationale ainsi que créer des liens avec les nouvelles professionnelles qui se joindront à nous. La solidarité est toujours notre meilleure arme pour résister à un gouvernement qui met des bâtons dans les roues aux organisations que les travailleuses et les travailleurs se sont données pour défendre leurs droits », de poursuivre la présidente de la FIIQ.

La Fédération adoptera un plan d’action détaillé la semaine prochaine lors de son Conseil fédéral, pour passer au travers d’une année qui s’annonce mouvementée. D’ores et déjà, la FIIQ offre son soutien aux syndicats tant dans leurs interventions sur les scénarios proposés, dans la région, en ce qui concerne la fusion des établissements que dans tous les changements qui viendront modifier leur vie syndicale. De plus, la Fédération étudie toutes les possibilités offertes pour contester juridiquement les lois adoptées par le gouvernement Charest.