FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Après l’échec de la médiation au CHVO, la FIIQ s’inquiète des conséquences.

Gatineau, 7 avril 2004  –  Après plus de quarante-huit heures de médiation, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) et l’employeur du Centre hospitalier des Vallées de l’Outaouais (CHVO) n’ont pu parvenir à une entente concernant les primes accordées aux infirmières qui effectuent sur une base volontaire des heures supplémentaires. Conséquemment, la FIIQ déposera, en son nom et au nom des deux syndicats d’infirmières du CHVO, une requête en injonction interlocutoire qui sera suivie du dépôt d’une plainte pour outrage au tribunal à cause du non-respect par le CHVO de l’ordonnance du Conseil des services essentiels.

« Depuis quatre ans, après un décompte des embauches et des départs, 8 infirmières au total ont été recrutées. La pénurie d’infirmières continue donc de sévir au CHVO, contrairement aux prétentions avancées la semaine dernière par la direction générale selon qui la pénurie serait résorbée. Avec pareil résultat, comment peut-on qualifier de succès la campagne de recrutement et diminuer les moyens mis de l’avant pour favoriser le recrutement. De plus, l’employeur n’a toujours pas atteint l’objectif fixé quant à la réduction de l’utilisation des heures supplémentaires et, comme nous avons pu le constater lors de la médiation, tous les aspects liés à l’organisation du travail n’ont pas été étudiés. Nous croyons que les incitatifs financiers doivent être maintenus puisqu’ils ont donné des résultats, c’est-à-dire qu’ils ont permis au CHVO d’absorber la demande de soins et d’instaurer d’une relative paix sociale », de souligner Daniel Gilbert, vice-président de la FIIQ.

Lors de ces 48 heures de médiation, la FIIQ et ses syndicats du CHVO ont d’ailleurs proposé une approche globale visant à quantifier le nombre de ressources requises à court, moyen et long terme pour répondre aux besoins de la population et ont insisté sur l’importance de se donner conjointement un plan d’action visant à augmenter les heures travaillées par les infirmières dans un milieu qui améliore leur qualité de vie.

Selon la FIIQ, l’employeur, par son entêtement à vouloir diminuer les incitatifs comme cela a été présenté aux infirmières, ignore les commentaires émis par ces dernières qui lui ont signifié les impacts possibles de cette décision sur la quantité et la qualité des services de santé offerts à la population. Pour la FIIQ et ses syndicats, l’attitude de l’employeur augmentera l’exode des infirmières et anéantira tous les efforts déployés pour les attirer et les retenir au CHVO.