FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ et le SIIHEJ dénoncent les coupures de 2,1 millions $.

Québec, 28 juin 2004  –   Les porte-parole de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) et du Syndicat des infirmières et infirmiers de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus (SIIHEJ) ont dénoncé, lors d’un point de presse ce matin, la situation qui prévaut à l’urgence de l’Enfant-Jésus et dans l’ensemble du CHA. « La direction tente de faire croire à la population qu’il s’agit d’une situation temporaire qui devrait se stabiliser sous peu. Or, rien n’est plus faux. La direction a fermé des lits qui étaient utilisés lors de débordements à l’urgence pour résorber son déficit. Les solutions de l’employeur posent des problèmes graves de surcharge de travail et d’exiguïté des locaux. D’ailleurs, la Commission de la santé et de la sécurité du travail, qui a été alertée, débutera son enquête cette semaine  », de déclarer la présidente du SIIHEJ, Nancy Hogan.

Selon les porte-parole syndicaux, la direction du CHA, qui a accumulé un déficit de 4 millions $, doit couper son budget de 2,1 millions $, une décision prise par le conseil d’administration de l’Agence régionale de Québec. « L’employeur ferme des lits et s’apprête à couper 65 000 heures de travail dans l’année qui vient. Peut-on vraiment croire qu’il n’y aura aucune conséquence sur la quantité et la qualité des services offerts à la population? C’est ce que le gouvernement a tenté de nous faire croire lorsqu’il a adopté sa loi anti-déficit. L’Hôpital Enfant-Jésus est un autre exemple des conséquences désastreuses de cette loi. Le réseau de la santé au Québec souffre d’un sous-financement chronique et d’une pénurie de main d’œuvre, ce n’est certainement pas en coupant des lits et du personnel que la situation s’améliorera », de s’indigner la représentante politique de la FIIQ, Lise Martel.

Selon le SIIHEJ, le pire est à venir, puisque le période estivale ne fait que commencer et des départs à la retraite sont déjà annoncés. Sans égard à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit, la direction a fait savoir aux 7 nouvelles recrues infirmières qui devaient débuter leur intégration au travail à l’Enfant-Jésus cet été, de chercher du travail ailleurs puisque qu’il n’y avait aucune possibilité d’embauche.

La FIIQ rappelle que le gouvernement a invoqué l’accessibilité et la qualité des soins pour justifier une autre réforme dans le réseau de la santé. « Permettez-nous de douter des motifs réels du gouvernement. Les paramètres budgétaires semblent plus importants que des services d’urgence accessibles pour la population de Québec et plus importants que des conditions de travail décentes et sécuritaires pour le personnel », de poursuivre les porte-parole syndicaux.

Les porte-parole demandent à la direction du CHA, à l’Agence régionale de Québec et au ministre Couillard de réviser leur plan et de trouver des solutions qui assureront l’accessibilité, la qualité et la continuité des soins offerts à la population de Québec.