FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ reprend contact avec le Conseil du trésor.

Montréal, le 26 août 2005  –   Les membres du comité de négociation de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) avaient rendez-vous, ce matin, avec les représentants du Conseil du trésor. « Nous avions suspendu nos discussions à la mi-juillet pour les vacances d’été. Cette rencontre marque simplement la reprise des travaux et rien de nouveau ne nous a été annoncé ce matin. Nous reprenons le travail où il avait été laissé le mois dernier », de déclarer Sylvie Savard, vice-présidente et responsable du dossier négociation à la Fédération.

La FIIQ espérait régler les questions liées à la décentralisation de la négociation sur le palier local avant la pause estivale. « Malheureusement, cela n’a pas été possible. Les associations d’employeurs refusent de mettre sur la table un nombre suffisant de libérations syndicales. Ce qu’on nous offre est nettement insuffisant pour permettre à nos équipes locales de négocier avec l’employeur », de poursuivre la vice-présidente. Pour la Fédération, l’adoption du cadre spécifique pour la négociation locale est essentielle pour permettre cette dernière. « Nos syndicats affiliés sont en mode de préparation et la mise en place des structures de négociation locale est commencée. Il faut cependant qu’ils aient en main les éléments pour pouvoir négocier convenablement et ce, dans des conditions acceptables », d’ajouter madame Savard.

Le travail aux tables sectorielles reprendra donc dans les prochains jours. « Nous en sommes à une étape primordiale et si cette dernière n’est pas bien réalisée, nous pouvons nous questionner sur le déroulement de la négociation. Nous voulons négocier dans les meilleures conditions possibles afin d’assurer à nos membres une convention collective à l’image de leurs priorités. L’aménagement du temps de travail, la stabilisation des postes et le développement des compétences sont au nombre de celles-ci. Une fois le sectoriel bien enclenché, nous pourrons, alors, parler de salaire. L’enjeu de toute la négociation porte sur la mise en place de conditions de travail et toutes nos priorités ont le même objectif : que les professionnelles en soins soient en nombre suffisant mais également en santé et motivées pour dispenser des soins de qualité à une population qui en aura de plus en plus besoin», de conclure madame Savard.

La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) compte actuellement plus de 56 000 membres dont des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes. Les 5 et 6 octobre prochains, la FIIQ tiendra un conseil fédéral ayant comme unique thème la négociation. C’est à ce moment que le plan d’action sera élaboré avec l’ensemble de la délégation.