FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Les propos de Me Lynda Bureau sont inacceptables.

Montréal, le 9 septembre 2005  –   La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) considère totalement inacceptables les propos tenus par Me Lynda Bureau, l’avocate de Frédéric Dompierre.

Pour la vice-présidente de la Fédération, Michèle Boisclair, rien ne peut justifier de tels propos. « Affirmer que la victime d’un viol a une responsabilité dans son malheur est incompréhensible, c’est révoltant. Il n’y a aucune raison valable pour accepter de tels propos. C’est un très mauvais message qui est envoyé à toutes ces femmes victimes d’un viol et qui hésitent à porter plainte », de déclarer la vice-présidente.

« La Fédération représente plus de 56 000 professionnelles en soins infirmiers et cardio-respiratoires qui sont majoritairement des femmes. Nous avons toujours prôné une politique de dénonciation contre la violence à l’égard des femmes. Nous savons qu’encore aujourd’hui des femmes hésitent à dénoncer des situations d’agression. La culpabilité et la honte ont une emprise inestimable et font en sorte que les agresseurs continuent d’agir librement. Depuis plusieurs années, l’éducation faite aux jeunes et moins jeunes va dans le sens inverse des propos de Me Bureau et c’est pour cette raison que l’on ne peut les tolérer », de poursuivre madame Boisclair.

« Un viol reste un viol, et ce, peu importe l’âge de la victime où l’heure à laquelle l’agression est faite. Nous espérons que les instances qui appartiennent à cette profession agiront sans délai dans le cas qui nous occupe présentement », de conclure madame Boisclair.