FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Les membres de la FIIQ se mobilisent pour la négociation.

St-Hyacinthe, le 6 octobre 2005  –   La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) a adopté son plan d’action dans le cadre de la négociation lors de son Conseil fédéral. « Des solutions pour soigner! » est le slogan que les infirmières, les infirmières auxiliaires, les inhalothérapeutes et les perfusionnistes ont choisi pour appuyer leur campagne de mobilisation. Réunies à Saint-Hyacinthe, elles ont massivement adhéré au plan d’action visant à faire connaître leur détermination à obtenir une convention collective à l’image de leurs préoccupations.

« Cela fait des années que les professionnelles en soins tiennent à bout de bras le système de santé et cette situation ne peut perdurer. Il est maintenant crucial de mettre en place des solutions pour assurer à la population des soins de qualité pour les années à venir », de déclarer Lina Bonamie, présidente de la FIIQ. « On n’en peut plus d’entendre toujours le même discours de monsieur Charest. Il répète sans cesse que nos demandes sont démesurées et que les accepter entraînerait le Québec dans un chaos économique. Monsieur Charest semble ignorer que le chaos, il est présent depuis des années dans le réseau de la santé. Il doit donc trouver l’argent et mettre sur la table les mesures concrètes pour améliorer considérablement la situation. Ce n’est pas par l’entremise des médias, mais bien à la table de négociation qu’on négocie! », de poursuivre la présidente.

Des solutions pour soigner!

Le slogan choisi pour cette négociation représente l’urgence de solutions à mettre en place. « Nous sommes à la table de négociation et nous espérons un règlement pour nos 56 500 professionnelles en soins le plus rapidement possible. Nous proposons des solutions pour que les membres de la Fédération soient en nombre suffisant, en santé et motivées », d’affirmer madame Bonamie.

Le plan d’action comporte, pour l’instant, quatre grandes opérations qui auront lieu au cours des deux prochains mois. En premier lieu, les moyens d’actions ont comme objectif de donner une visibilité à la Fédération et de faire connaître au gouvernement et à la population les priorités des membres. En deuxième lieu, les moyens seront accentués et auront des effets dans le réseau. « Les moyens d’actions sont prévus jusqu’au début du mois de décembre. Un Conseil fédéral est déjà prévu au début de novembre et nous y tiendrons, à Québec, une grande manifestation « citoyenne ».

Perturbations envisagées

« Au cours des prochaines semaines, des actions concrètes seront menées par l’ensemble des membres pour illustrer que les professionnelles en soins en font beaucoup plus que ce qu’elles devraient faire », poursuit la présidente.

C’est par l’opération « temps travaillé – temps payé » et l’opération « tâche » que le gouvernement aura la démonstration du fardeau que porte les professionnelles en soins. Les membres de la Fédération auront à réclamer auprès de l’employeur tout le temps effectué au-delà du temps régulier. La facture risque d’être considérablement élevée pour les employeurs. L’opération « tâche », elle, perturbera sans doute les milieux de travail puisque chaque membre fera la remise d’une lettre à son ou sa supérieur-e, l’avisant qu’à partir de maintenant, elle n’effectuera que les tâches prévues à son titre d’emploi et en conformité avec la loi 90.

« Maintenant que les vagues de fusion d’accréditations imposées par la loi 30 sont presque terminées, les professionnelles en soins concentreront donc, à partir de maintenant, toutes leurs énergies à la négociation. Attendez-vous à ce qu’elles soient extrêmement visibles au cours des prochaines semaines », de conclure madame Bonamie.