FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ fait des percées importantes.

Québec, le 10 novembre 2005  –   Réunies en Conseil Fédéral, les 600 déléguées de la FIIQ représentant plus de 56 500 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires ont pris connaissance du résultat des dernières négociations avec le gouvernement. Les discussions tenues à huis clos, au cours des deux derniers jours, permettent de conclure que la négociation de la Fédération vient de franchir un pas important. «Ce rapport contenait des propositions de règlement qui répondent, en bonne partie, aux priorités identifiées par la Fédération. Les déléguées n’avaient pas à se prononcer sur une entente globale mais il s’agit d’une étape importante dans le processus de négociation», de déclarer Michèle Boisclair, vice-présidente de la FIIQ.

L’état des travaux

L’intensification des discussions a permis à la FIIQ de faire des percées importantes pour la mise en place de solutions pouvant limiter les effets de la pénurie. Cette problématique est complexe et la contrer constitue un travail à long terme. L’attraction et la rétention des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires a inspiré plusieurs des priorités retenues dans le cadre de la présente ronde de négociation. «Répondre à la pénurie nécessitait des investissements monétaires de la part du gouvernement et la FIIQ a fait le choix de s’attarder, sans délai, à ces aspects de son projet de convention collective», poursuit madame Boisclair.

«Dès le début, notre comité de négociation était conscient que cette partie du normatif pouvait amener des solutions à d’importantes revendications des membres de la FIIQ», de poursuivre Sylvie Savard, responsable politique de la négociation. En effet, des gains intéressants ont été obtenus. «Une de nos priorités était, entre autres, que toutes les professionnelles membres de la FIIQ soient titulaires d’un poste et nous l’avons obtenu. De plus, nous étions très préoccupées par le maintien et le développement des compétences. Sur cette priorité, nous avons obtenu une augmentation significative du budget de développement notamment, la création d’un budget spécifique destiné aux nouvelles embauchées. Également, la rémunération du travail effectué à Noël et au jour de l’An faisait parti de nos demandes. Nous avons obtenu que les professionnelles travaillant ces deux jours fériés soient rémunérés à taux et demi et ce, en plus de la reprise du congé. Ces quelques exemples d’ententes vous donnent quelques indications de l’état du déroulement de nos négociations», poursuit madame Boisclair.

La question salariale

Depuis le début de la négociation, la question salariale n’a pas été débattue. «Le Conseil du trésor connaît notre demande soit de 12,5 % sur 3 ans excluant, bien évidemment, l’équité. Dans notre processus de négociation, nous voulions d’abord régler le normatif avant de parler de salaire. C’était pour nous, un déroulement logique. Nous poursuivons donc la négociation sur les questions normatives, sans incidence financière, toujours en suspends et sur les salaires. Notre objectif demeure toujours le même soit celui d’un règlement négocié avant Noël. Cette entente serait par la suite soumise à nos membres », de conclure Michèle Boisclair.

La FIIQ compte dans ses rang des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes, perfusionnistes, puéricultrices et des gardes-bébés.