FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Pas d’entente sur l’ensemble du normatif : la FIIQ demande au gouvernement de corriger les faits.

Montréal, le 17 novembre 2005  –  La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) demande au gouvernement Charest de cesser de proclamer sur la place publique qu’il y a une entente sur les clauses normatives avec elle et de rétablir les faits. « Il est faux de dire qu’il y a une entente avec la FIIQ sur l’ensemble du normatif. Les dernières rencontres de négociation ont permis d’avancer significativement mais ce n’est pas terminé. Le gouvernement du Québec doit cesser de nous citer en exemple pour faire pression sur les autres organisations syndicales, d’autant plus que ce qu’il affirme n’est pas fidèle à la réalité », de déclarer Michèle Boisclair, première vice-présidente de la FIIQ.

En effet, les clauses normatives à incidence monétaire ont été convenues mais la négociation est loin d’être terminée. « Certaines de nos priorités doivent faire l’objet de discussions supplémentaires. Par exemples, la prévention de la violence en milieu de travail, l’accélération du règlement des litiges et la conciliation travail-famille font partie du volet normatif », d’ajouter madame Sylvie Savard, vice-présidente et responsable politique de la négociation à la FIIQ. « Nous devons aussi harmoniser les conventions collectives des différents groupes de professionnelles qui composent maintenant notre organisation. Il nous reste donc encore du travail à faire », poursuit madame Savard.

La FIIQ rappelle également au gouvernement que toute la question salariale n’a pas encore été abordée. « Les offres de la présidente du Conseil du trésor sont encore loin de ce que réclamons. L’entente de principe sur laquelle nos membres se prononceront devra inclure les éléments convenus jusqu’à aujourd’hui, mais également les clauses normatives restant à discuter ainsi que les salaires », souligne madame Savard.

La Fédération déplore que le gouvernement menace de recourir à une loi spéciale. « L’objectif est le même pour l’ensemble des parties, soit celui d’en arriver à une entente négociée avant Noël. En menaçant d’avoir recours à une loi spéciale, Madame Jérôme-Forget déclenche un climat hostile qui est loin d’être propice en temps de négociation », de conclure Michèle Boisclair.