FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Loi spéciale — Pour la FIIQ, un gouvernement anti-démocratique et irrespectueux de ses employé-e-s.

Montréal, le 15 décembre 2005  –  La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) dénonce vivement l’attitude du gouvernement de Jean Charest dans le dossier de la négociation. « Le comportement de ce gouvernement dénote un non-respect des organisations syndicales et ne permet pas, pour les 500 000 employés de l’État, une libre négociation. Les travaux avançaient rondement aux tables alors pourquoi imposer une loi spéciale? Nous disposions encore de quelques jours afin d’en arriver à une entente négociée qui respectait l’échéancier souhaité soit, la fin des négociations pour Noël », de déclarer Lina Bonamie, présidente de la FIIQ.

De plus, alors que tout le monde croyait à un sursis dans l’adoption du projet de loi 124, le gouvernement fait abstraction des nombreuses critiques et profite du même moment pour le faire adopter par une procédure extraordinaire. « Après avoir utilisé le bâillon pour faire adopter une multitude de lois controversées, Jean Charest nous donne encore un bel exemple de sa façon de gouverner et de son peu de respect pour la démocratie », de poursuivre la présidente de la FIIQ.

D’ici l’adoption de la loi spéciale, prévue pour aujourd’hui, la FIIQ poursuit la négociation. Le 20 décembre prochain, la FIIQ réunira ses quelques 500 déléguées pour faire rapport de la situation et décider des actions à venir dans le contexte actuel.