FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ salue les nouvelles infirmières praticiennes spécialisées.

Montréal, le 31 octobre 2006  –  La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) salue l’arrivée des 17 infirmières praticiennes spécialisées. « C’est un grand jour non seulement pour ces infirmières mais pour toute la profession. Et en bout de ligne, ce sont les services donnés à la population qui seront bonifiés », de déclarer Michèle Boisclair, vice-présidente à la FIIQ.

Une longue attente

La présentation officielle des premières infirmières praticiennes spécialisées lors du congrès de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) est l’aboutissement d’un long processus. « Il y a longtemps que nous attendions ce moment. Il est évident que beaucoup d’éléments entrent en ligne de compte et que ce n’est pas le genre de chose qui se réalise en claquant des doigts. L’OIIQ a fait du bon travail et il faut maintenant poursuivre dans cette voie. Aujourd’hui, on nous présente les 17 premières infirmières praticiennes spécialisées, mais il faudra continuer le travail et former des infirmières praticiennes de première ligne », souligne madame Boisclair.

Le gouvernement devra faire sa part

Pour la Fédération, il est évident que cette nouvelle est un pas dans la bonne direction mais il faudra mettre en place les conditions afin de faciliter l’accès à cette formation et octroyer des budgets supplémentaires aux établissements de santé. Elle juge donc essentiel que le gouvernement investisse auprès des établissements universitaires et que des mesures financières compensatoires soient octroyées aux établissements de santé. « Pour le moment, un établissement qui désire embaucher une infirmière praticienne spécialisée doit le faire à même son propre budget. Déjà que les budgets sont serrés, cela risque d’augmenter la pression sur les choix à faire par la direction des soins infirmiers, responsable de l’administration de ces argents. Il faudra donc que le ministre Philippe Couillard mette l’épaule à la roue et donne des subventions supplémentaires pour la rémunération de ces infirmières», poursuit la vice-présidente. La Fédération estime que la formation d’infirmières praticiennes dans les services de première ligne doit être prioritaire. « Ces infirmières permettraient de faciliter, dans plusieurs situations, l’accès à des soins de santé et c’est pour cette raison qu’il nous en faut plusieurs. Au Québec, plus d’un million de personnes sont sans médecin de famille et une infirmière praticienne de première ligne pourrait être, dans bien des cas, une alternative intéressante. Il n’en tient qu’au ministre de mettre en place les conditions nécessaires », de conclure madame Boisclair.