FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Décision de la Commission de l’équité salariale : la FIIQ presse le gouvernement de passer aux actes.

Montréal, le 7 novembre 2006  –  En réaction à l’annonce de madame Rosette Côté, présidente de la Commission de l’équité salariale, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) demande au gouvernement de se conformer à la décision de la Commission et d’enclencher immédiatement le processus de paiement des correctifs salariaux dus aux femmes. Si ce dernier ne se conforme pas, cela signifie qu’il accepte de se lancer dans un dédale de procédures juridiques, ce qui est tout à fait inacceptable car cela aurait pour effet de reporter encore plus loin dans le temps le versement des correctifs.

«La décision de la Commission autorise le gouvernement à étaler les redressements sur une période plus longue que celle initialement prévue à la Loi dont l’échéance était le 21 novembre 2005. Cependant, la Commission avait le devoir de procéder à une analyse rigoureuse des différents arguments, ce qu’elle a visiblement fait. Cet étalement représente certes un préjudice financier mais nous comprenons que la Commission a pris en compte cet élément dans sa décision. Elle donne donc au gouvernement deux ans de plus pour mettre fin à cette discrimination salariale qui perdure depuis trop longtemps et lui ordonne de procéder au paiement total de la facture au plus tard le 21 novembre 2007. Notre organisation respectera la décision de la Commission  de permettre un étalement en sept redressements et nous pressons le gouvernement du Québec de faire de même», de déclarer Lina Bonamie, présidente de la FIIQ.

En effet, la Commission n’a pas retenu les arguments de la Fédération qui privilégiaient que le gouvernement se conforme intégralement à la loi en versant les correctifs en cinq redressements. Par contre, cette même Commission n’a pas, non plus, accédé à la demande du gouvernement qui était de pouvoir effectuer ces correctifs en huit redressements. «On ne peut passer sous silence qu’une telle décision demande un certain courage pour faire face à l’intransigeance du gouvernement dans ce dossier. Compte tenu de la prolongation de la période d’étalement des redressements, les femmes devront patienter deux ans de plus avant d’être rémunérées tel qu’elles auraient dû l’être depuis longtemps», de poursuivre la présidente.

Un autre chapitre du dossier de l’équité salariale vient de se terminer ce matin. «Nous sommes impatientes de mettre un point final à cette lutte qui dure depuis plusieurs années. Cependant, nous ne pourrons l’apposer que lorsque les centaines de milliers de femmes auront enfin reçu les correctifs auxquels elles ont pleinement droit», de conclure madame Bonamie.