FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Pour l’avenir des services publics au Québec

Membre du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) depuis juin 2006, la FIQ est fière de participer à la tournée de mobilisation et de consultation sur l’avenir des services publics au Québec. Sous le thème Les services publics, le meilleur de nous-mêmes!, cette tournée se déroulera dans le contexte d’un éventuel déclenchement d’élections au Québec.

Les quatre organisations syndicales membres du SISP, soit la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et la FIQ, soutiennent que les services publics doivent continuer à jouer un rôle de premier plan dans le développement et le maintien de la qualité de vie de la population. En ce sens, elles ont adopté une plate-forme politique qui sera présentée à leurs membres et à la population dans le cadre de cette tournée de douze villes du Québec qui se tiendra du 30 janvier au 4 avril 2007.

Douze assemblées régionales seront proposées aux membres afin qu’elles puissent se prononcer sur la plate-forme nationale. C’est la mise en commun des commentaires et points de vue qui permettra aux organisations syndicales de soumettre des revendications régionales aux partis politiques et aux candidat-e-s des prochaines élections, de signifier clairement au gouvernement quelles sont les attentes et les priorités de la population. Votre présence à ces assemblées est donc primordiale; votre opinion compte puisqu’elle fera avancer les discussions. Les représentant-e-s des partis politiques devront se positionner sur leur capacité de répondre aux priorités ou revendications s’ils-elles étaient porté-e-s au pouvoir.

Il faut se rappeler que, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Charest ne cesse de s’acharner sur les travailleuses et travailleurs, de s’attaquer au monde syndical. Par ses visées de privatisation, de sous-traitance et de réduction de la taille de l’État, le Parti libéral s’entête à démanteler les acquis de la société québécoise. Toutefois, il n’empêchera pas les syndicats des secteurs public et parapublic d’exercer leur vigilance.

De plus, le retrait de la loi 142 a été réclamé par maintes organisations. Adoptée sous le bâillon en décembre 2005, cette loi mettait fin abruptement à la négociation en décrétant les conditions de travail des travailleuses et travailleurs de l’État jusqu’en 2010. Les effets négatifs de cette loi vont au-delà de la violation des droits des syndiqué-e-s : l’avenir des services publics et donc la qualité de vie des citoyen-ne-s du Québec sont remis en question.

Ainsi, il faut s’engager dans le débat public pour revendiquer l’adoption de politiques et d’initiatives publiques visant à maintenir et à développer l’accessibilité, la gratuité et la qualité des services à la population dans toutes les régions du Québec.

Syndicalement,