FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Des syndicats de Montréal et de la Montérégie supportent leurs collègues

Longueuil, le 17 mai 2007  –  Différents syndicats, représentant les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Grand Montréal et de la Montérégie, se sont mobilisés aujourd’hui afin de prêter main-forte à leurs collègues du Centre de santé et de services sociaux  (CSSS) Pierre-Boucher et, ainsi, tenter de donner un dernier élan dans la négociation des dispositions locales de la convention collective.

Les syndicats se sont donc donnés rendez-vous devant l’hôpital Pierre-Boucher dont l’employeur tarde à donner une vraie chance à la négociation locale alors que, malheureusement, il ne reste plus beaucoup de temps pour s’entendre. « Nous sommes ici afin de sensibiliser l’employeur à l’importance d’accélérer le rythme de négociation. Il doit saisir l’importance de mettre en place des pistes de solutions afin d’améliorer les conditions de travail de ses employées », de déclarer Michèle Boisclair, vice-présidente à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ.

Les faits

Rappelons que le gouvernement libéral de Jean Charest a modifié le processus de négociation de la convention collective en décentralisant 26 matières. Ces dernières doivent être négociées localement avec les employeurs. En décembre 2005, ce même gouvernement a décrété la grande majorité des conditions de travail et salariales des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires. Selon lui, le processus de négociation locale devait permettre de répondre aux besoins des professionnelles. « L’employeur semble avoir sous-estimé tout le processus de négociation locale. La négociation a débuté en octobre 2006 et aucune entente n’est intervenue. Pourquoi? Parce que le rythme des rencontres n’était pas assez élevé. Jusqu’à tout récemment, il y avait une rencontre par deux semaines et c’était loin d’être suffisant. Tout cela est principalement dû au fait que la direction de l’établissement n’a pas mis en place, dès le départ, une structure adéquate pour permettre la négociation », de dire conjointement Régine Laurent, présidente de l’Alliance interprofessionnelle de Montréal (AIM-FIQ) et Alexandre Bégin, président de la section CSSS Pierre-Boucher.

Au centre des préoccupations : l’attraction et la rétention des professionnelles

La pénurie touchant les professionnelles en soins affecte grandement leurs conditions de travail. Depuis plusieurs années, l’attraction et la rétention de ces professionnelles sont difficiles au CSSS Pierre-Boucher et cela est directement lié aux conditions de travail. « Les heures supplémentaires et la surcharge de travail sont le lot quotidien des professionnelles en soins qui travaillent ici. Comme exemple, on peut simplement mentionner qu’à l’urgence, en 2006-2007, ce sont 7 000 heures de temps supplémentaire qui ont été faites. Comment espérer attirer une relève suffisante et la retenir avec de telles conditions?», de questionner les porte-parole syndicaux.

Il est impératif que l’employeur mette toutes ses énergies afin d’arriver à une entente négociée. « Le CSSS Pierre-Boucher est situé à Longueuil, donc pas très loin de l’île de Montréal. Il ne faudrait pas qu’il y ait une distorsion entre les conditions de travail des professionnelles d’un bord ou l’autre de la rive. Il deviendrait alors très tentant pour certaines personnes de traverser un simple pont pour aller travailler », de conclure les représentants syndicaux.

Profil de la FIQ

Le 1er décembre 2006, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) a adopté un nouveau nom soit, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ. La FIQ représente 57 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires.