FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

« On doit tout mettre en œuvre afin de les retenir dans le réseau de santé public et cessons de pointer du doigt la rigidité de la convention collective&nbs

Montréal, le 23 octobre 2007  —  À la lumière du portrait de l’évolution de l’effectif infirmier dévoilé par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ souhaite maintenant que le gouvernement du Québec mette en place des solutions afin de retenir les infirmières dans le réseau de santé public et qu’on cesse de pointer du doigt la rigidité de la convention collective comme grande responsable des problèmes.

Lina Bonamie, présidente de la FIQ, en a ras-le-bol de cet argument prôné par certaines personnes. « Lorsque la convention collective présentement en vigueur, décrétée par le gouvernement libéral du Québec, viendra à échéance en mars 2010, cela fera dix ans que la convention collective n’aura pas été réellement négociée d’un couvert à l’autre avec le gouvernement du Québec. Donc, qu’on arrête de dire que ce sont les organisations syndicales qui s’opposent à tous changements ». De plus, laisser croire que les conditions de travail sont les mêmes partout dans la province de Québec est complètement faux puisque la négociation est maintenant décentralisée. Ainsi, chacun des syndicats dans l’ensemble des Centres de santé et de services sociaux a déjà négocié ou négocie présentement, sa propre convention locale. « Les conditions de travail "mur-à-mur",  ce n’est plus du tout la réalité », de poursuivre la présidente.

Le nombre d’infirmières augmente mais…

Le portrait de l’évolution de l’effectif dévoilé par l’OIIQ révèle que, pour une cinquième année consécutive, le nombre d’infirmières a augmenté. « Ce qui est inquiétant c’est que sur le nombre total de nouvelles infirmières au cours de l’année 2006,  la moitié de ces dernières se sont dirigées vers les agences privées. Cela veut clairement dire qu’il faut améliorer les conditions de travail et le salaire des infirmières choisissant, avec raison, d’exercer leur profession dans le réseau de la santé public. De plus, il ne suffit pas d’être capable d’attirer une relève, encore faut-il que celles qui ont choisi d’exercer cette profession continuent de le faire », poursuit madame Bonamie. La Fédération souhaite dès maintenant voir des changements dans l’organisation du travail. « Ça fait quinze ans que la FIQ le réclame. Il faut définitivement une répartition plus efficace des tâches infirmières et cette répartition doit se faire en collaboration avec toute l’équipe de soins. Une meilleure organisation du travail aura une influence directe et positive sur les conditions de travail des professionnelles sans pour autant nécessiter des sommes monétaires importantes », de conclure la présidente.

Profil de la FIQ

Le 1er décembre 2006, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) a adopté un nouveau nom soit, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ. La FIQ représente 57 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires.