FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIQ s’insurge de l’opération charme de l’ASSS Montréal

Montréal, le 1er septembre 2009  –  La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ s’insurge de l’opération charme de l’Agence de la santé et des services sociaux – ASSS de Montréal pour enrober son Plan d’action pour l’amélioration des services aux personnes âgées en perte d’autonomie. Sous le couvert de principes nobles, monsieur David Levine, directeur général de l’Agence, évite de dépeindre toute la réalité des soins de longue durée. Quand il prétend que les ressources intermédiaires sont une alternative aux Centres hospitaliers de soins de longue durée – CHSLD, il leurre la population. Les deux types de ressources n’offrent aucunement un choix équivalent. Les CHSLD constituent un environnement de soins de qualité et sécuritaire alors que les ressources intermédiaires n’offrent pas le même encadrement.

« En orientant son plan sur le développement des ressources intermédiaires pour fermer les lits des unités de soins de longue durée des hôpitaux, l’ASSS de Montréal fait passer ses objectifs budgétaires avant la santé et la sécurité des personnes âgées. Il s’agit d’une baisse pure et simple des standards de qualité des soins en hébergement de personnes vulnérables, dont l’état de santé est souvent précaire et instable », a déclaré Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Le plan de l’Agence spécifie que les places en CHSLD sont réservées aux personnes dont l’état de santé exige plus de trois heures de soins par jour alors que les autres sont dirigées vers une ressource intermédiaire. Or, il n’y a aucune exigence de formation pour le personnel des ressources intermédiaires. Les personnes embauchées par ces résidences privées n’ont souvent aucune formation. La journaliste de La Presse, Ariane Lacoursière, rapportait dans un article publié le 20 mai dernier qu’elle-même a été embauchée dans ce type de résidences sans qu’aucune vérification n’ait été faite sur ses qualifications.

Comment alors peut-on prétendre que des personnes exigeant 2,9 heures en soins quotidiens indiquant une perte assez importante d’autonomie recevront un service de qualité?

« Aussi quand monsieur Levine prétend qu’il n’y a personne en attente de lits alors qu’il admet du même souffle que 3 100 personnes attendent leur premier choix, là il pousse un peu loin l’usage de la langue de bois », de conclure madame Laurent.