FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Prêtes pour les négociations!

La proposition de convention collective liée aux conditions de travail des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires a été adoptée le 1er octobre. C’est une étape importante qui a été franchie. Avec le dépôt de cette proposition aux représentants du gouvernement le 29 octobre, nous passerons à l’étape des négociations. Le calendrier adopté pour mener à la signature de la convention collective est très serré puisqu’il est prévu que le processus soit bouclé pour le 31 mars 2010.

La proposition de convention collective que la FIQ déposera à la table de négociation est audacieuse et novatrice. Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre actuel, ce sont les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires qui tiennent le réseau à bout de bras depuis des années. Ça ne peut plus durer, il est temps d’apporter des solutions durables aux conditions exécrables d’exercice pour attirer plus de jeunes et retenir les plus expérimentées afin d’assurer la continuité des services.

La proposition de convention collective de la FIQ permet d’agir sur la pénurie de personnel et sur la surcharge de travail des professionnelles en soins. Elle offre justement le moyen concret et durable de consolider le réseau public de la santé, mais aussi d’améliorer la qualité de vie au travail, de favoriser la conciliation de la vie familiale et professionnelle et de reconnaître les difficultés du travail dans le domaine de la santé.

Le gouvernement devra entendre raison parce qu’il ne peut ignorer les effets désastreux de la pénurie sur les conditions d’exercice des professionnelles en soins et il ne peut pas risquer de mettre en danger les services et les soins dispensés à la population en plus de fragiliser le réseau.

Le premier ministre Jean Charest est toutefois un adversaire coriace. Rappelons-nous les dernières négociations qui se sont rapidement terminées par une convention collective imposée par un décret du gouvernement. Il y a quelques semaines, Jean Charest a d’ailleurs signalé où il se loge quand il a déclaré qu’il ne suffira pas d’augmenter les tarifs pour assainir les finances publiques, il faudra aussi s’attaquer aux dépenses de l’État. Or, la masse salariale des employé-e-s de l’État représente la plus grosse part du budget du Québec. Selon le premier ministre, tous les Québécois-e-s devront contribuer au retour au « déficit 0 ». Comme par hasard, cette déclaration tombe juste au moment d’entamer les négociations avec les employé-e-s de l’État.

Il faudra donc affronter notre adversaire avec force et détermination afin de faire valoir notre point de vue et faire des gains essentiels pour améliorer les conditions de travail des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes afin de maintenir la qualité des soins de santé.

Ensemble, unies et solidaires, pour se faire entendre et arriver à changer les choses!

Syndicalement vôtre,