FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIQ réclame un débat public sur l’avenir du système de santé public pour que cesse son démembrement à la pièce entrepris par le gouvernement libéral depuis 2003

Montréal, le 21 janvier 2010  –  La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ a présenté hier son mémoire sur le projet de loi 67 devant la commission parlementaire de la santé et des services sociaux. L’analyse du projet de loi, visant la création de l’INESSS, ne convainc aucunement la FIQ de la nécessité d’instaurer un nouvel organisme pour améliorer les services de santé à la population. Après bientôt sept années de pouvoir et de multiples projets de loi qui ne cessent de défigurer le réseau public de la santé et des services sociaux, la FIQ réclame plutôt un débat public sur la question.

« Bien que présenté comme une simple fusion du Conseil du médicament et l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé – AÉTMIS, l’institut aurait une structure et une mission bien différentes des deux organismes dont il proviendrait. En effet, celui-ci serait plutôt un mandataire de l’État non régie par la Loi sur la fonction publique. La FIQ considère que si la fusion devait avoir lieu, le futur organisme devrait être rattaché à la fonction publique afin de garantir son indépendance », affirme Michèle Boisclair, 1re vice-présidente de la FIQ.

En fait, le projet de loi 67 soulève des enjeux importants pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois qui bénéficient du système de santé et de services sociaux. Ces enjeux concernent l’avenir du système de santé public de même que l’ensemble de la population qui est assurée par le régime public. « Les travaux de l’institut toucheront de toute évidence la révision du panier des services assurés et l’élargissement de l’assurance privée complémentaire, même si le projet de loi ne le spécifie pas clairement. En ajoutant à cela l’ouverture à la circulation des renseignements personnels sans le consentement des usager‑ères, ce projet de loi soulève tant de réserves que la FIQ peut difficilement y souscrire », de poursuivre Michèle Boisclair.

En examinant attentivement la mission de l’INESSS, la FIQ est d’avis que ce dernier n’est pas de nature à contribuer à l’amélioration des services à la population. La FIQ ne voit donc aucun avantage à créer un nouvel institut.

Une version électronique du mémoire intitulé Institut national d’excellence en santé et en services sociaux : des enjeux cruciaux peut être téléchargée en cliquant le lien ci-avant.

À propos de la FIQ

La FIQ représente 58 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires œuvrant dans les établissements de santé publics québécois.