FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Elles souhaitent l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail afin d’assurer l’avenir des soins de santé et des services sociaux en région

Rimouski, le 5 mai 2010  –  
En cette Journée de l’infirmière auxiliaire, les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la région du Bas St-Laurent, membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, ont tenu aujourd’hui une vigile devant les bureaux de l’Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent. L’objectif de cette activité était de lancer un message clair : elles souhaitent l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail afin d’assurer l’avenir des soins de santé et des services sociaux en région.

Pour les porte-parole des organisations syndicales locales (FIQ) de la région, mesdames Solange Tremblay et Julie Ouellet, les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du réseau de la santé public du Bas-Saint-Laurent ne peuvent plus continuer à exercer leur profession dans les conditions de travail actuelles. « Rappelons que c’est sous le thème "Pour garder la santé, un virage obligé" que nous avons lancé notre négociation. Le slogan choisi est représentatif des demandes de l’ensemble des professionnelles en soins. La pénurie de main-d’œuvre ne se résorbera pas sans le virage proposé par les membres. Les solutions mises de l’avant par notre organisation visent à agir sur les pénuries de professionnelles et la charge de travail », de dire mesdames Tremblay et Ouellet.

Près de consensus social

Les solutions mises de l’avant par la FIQ dans la présente négociation sont audacieuses, novatrices et elles ont toutes le même objectif : permettre aux professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de travailler dans des conditions qu’elles méritent depuis très longtemps. « L’aménagement du temps de travail proposé au gouvernement est à l’effet que chaque professionnelle ait un poste à temps complet sur quatre jours par semaine. Le réseau de la santé ne peut se permettre d’avoir près de la moitié des professionnelles en soins détenir des postes à temps partiel. Ce que nous proposons au gouvernement fait consensus auprès de divers intervenants du milieu de la santé. De plus, le 13 avril dernier, la Fédération a rendu public un sondage Léger Marketing où on indiquait que 80 % de la population québécoise se disait favorable à la proposition de la Fédération. Nous sommes très près d’un consensus social, mais malheureusement les seules personnes qui ne semblent pas comprendre notre message sont les employeurs », de poursuivre les porte-parole.

Outre l’aménagement du temps de travail, le projet de convention collective des professionnelles en soins vise trois autres priorités soient : la reconnaissance des inconvénients liés au travail dans le milieu de la santé, la reconnaissance des responsabilités et finalement la reconnaissance de la formation additionnelle. « L’amélioration des conditions de travail aura des effets bénéfiques sur les professionnelles en soins, mais il contribuera également à l’amélioration de la qualité des services offerts à la population québécoise. Les usagers du système de santé public auront la chance de côtoyer des professionnelles en nombre suffisant, en santé et motivées. Tout le monde y gagnera, les membres de la FIQ, le gouvernement du Québec et la population », de conclure mesdames Tremblay et Ouellet.

Précarité d’emploi chez les infirmières auxiliaires de la région du Bas-Saint-Laurent

La FIQ revendique des emplois à temps complet pour toutes les professionnelles en soins y compris, pour les infirmières auxiliaires. En cette Journée de l’infirmière auxiliaire, il est essentiel de souligner la situation d’emploi précaire qu’elles vivent dans la région.

Actuellement, au Bas-Saint-Laurent, il y a 417 infirmières auxiliaires, où, parmi celles-ci :

  • 126 infirmières auxiliaires détiennent un poste à temps complet
  • 291 infirmières auxiliaires détiennent un poste ou un statut à temps partiel

C’est donc 70 % des infirmières auxiliaires au Bas-Saint-Laurent qui détiennent un statut d’emploi précaire alors que le réseau de la santé et de services sociaux vit depuis quelques années déjà les effets négatifs d’une pénurie de professionnelles en soins.

Une meilleure utilisation des compétences professionnelles des infirmières auxiliaires par les établissements de la région et l’octroi de poste à temps complet sont deux mesures concrètes pour régler les problèmes de pénurie de professionnelles en soins sur le territoire et constituent une vision porteuse d’avenir.

Les professionnelles en soin du Bas-Saint-Laurent et membres de la FIQ joignent leur voix à leurs collègues du reste du Québec et demandent aux employeurs du réseau de la santé de prendre le virage proposé par la Fédération dans le cadre de la négociation actuelle et d’offrir des conditions de travail et de pratique qui permettront de guérir les maux du réseau de santé québécois. Les remèdes sont connus et elles demandent au Dr Yves Bolduc, ministre de la Santé et des services sociaux, qu’il passe à l’action à la table de négociation.

Profil

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ représente 58 000 membres soit, la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires œuvrant dans les établissements publics québécois. Les syndicats locaux de la région affiliés à la FIQ sont : le Syndicat des professionnelles en soins de Québec, le Syndicat des professionnelles en soins de Rimouski et le Syndicat des professionnelles en soins de la Matapédia. Ils représentent 1725 professionnelles en soins et cardiorespiratoires.