FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

« Notre organisation syndicale doit passer à l’offensive en développant des projets avant-gardistes qui feront contrepoids aux propositions inappropriées de la droite, du gouvernement et des

Montréal, le 5 juin 2011  —  Du 6 au 10 juin 2011, à Saint-Hyacinthe, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ tiendra son 9e congrès. Sous le thème « Oser Agir Influencer. Le changement passe par nous », les centaines de déléguées de la Fédération discuteront d’une série de propositions visant à déterminer les orientations de la FIQ pour les trois prochaines années. « Comme organisation, nous devons avoir la maturité de tirer des leçons du passé afin de mieux choisir les chemins à emprunter pour atteindre nos objectifs. Nous proposerons à nos déléguées de modifier nos façons de faire. Notre organisation doit passer à l’offensive en développant des projets avant-gardistes qui feront contrepoids aux propositions inappropriées de la droite, du gouvernement et des employeurs du réseau de la santé », de dire Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Oser de nouveaux modèles

C’est un véritable changement de culture organisationnelle qui sera proposé aux déléguées de la FIQ. Les différentes propositions qui seront débattues impliquent qu’à tous les niveaux de l’organisation, les efforts soient concentrés dans la recherche de solutions à l’image des valeurs défendues par la Fédération, qui répondront aux besoins des professionnelles en soins mais également à ceux de la population. « C’est ambitieux comme virage, mais des changements à notre stratégie syndicale sont essentiels. Lors de ce congrès, nous réfléchirons et discuterons avec l’ensemble des déléguées quant à de nouvelles manières d’exercer notre pouvoir et les voies à prendre pour y arriver. Notre organisation doit devenir davantage proactive. Elle doit mettre de l’avant des propositions audacieuses, novatrices et inspirantes qui défendront et feront la promotion des intérêts professionnels, économiques et sociaux des membres, mais également, favoriseront le renforcement du réseau public de santé. Certaines des ces propositions pourraient vouloir dire que les concepts de « tout le monde pareil » et du « mur à mur » soient remis en question afin de développer une approche plus spécifique aux réalités des milieux », de souligner madame Laurent.

Des changements essentiels

La création de nouveaux modèles vise à augmenter le rapport de force de la Fédération. « On doit proposer des modèles répondant aux besoins de la population et des professionnelles en soins, en tenant compte de leurs particularités », de dire la présidente. La Fédération souhaite, par ce virage majeur, forcer les décideurs à prendre en considération des solutions crédibles à des problèmes récurrents comme ceux du réseau de la santé. « Si nous arrivons à proposer des solutions enracinées dans l’expérience, l’expertise et le vécu des infirmières, des infirmières auxiliaires, des inhalothérapeutes et des perfusionnistes œuvrant dans le réseau de la santé québécois, les décideurs ne pourront plus évoquer l’absence d’alternatives aux solutions mises de l’avant par les ténors de la droite. Devant des propositions adaptées aux différents milieux, répondant aux exigences de situations particulières et élaborées en tenant compte des préoccupations des travailleuses et des besoins de la population, il deviendra difficile pour les décideurs de ne pas les déployer », d’expliquer madame Laurent. 

Ainsi, cela pourrait vouloir dire qu’un projet pour un établissement de santé de Montréal n’est pas celui qui conviendrait à un établissement de Québec ou de Val-d’Or. « Par contre, il est possible que des projets tels que des cliniques ambulatoires ou des cliniques nursing soient salutaires pour un grand nombre de régions du Québec voire même, pour l’ensemble du Québec. Cette nouvelle approche permettrait de développer des projets nationaux, régionaux ou locaux », de mentionner la présidente.

Agir et influencer par le renforcement des solidarités

Si la Fédération est convaincue que les professionnelles en soins sont les intervenantes privilégiées pour proposer de nouveaux modèles, elle l’est tout autant quant à la nécessité de renforcer ses solidarités. « Nous devrons élargir notre participation à des coalitions et fortifier nos alliances si nous voulons multiplier notre capacité à influencer les décideurs. Devant une droite de mieux en mieux organisée et dont les idées gagnent du terrain chaque jour, nous ne pourrons, seules, renverser la vapeur. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous serrer les coudes, plus nous aurons de chances que nos décideurs retrouvent le chemin du bon sens et fassent des choix politiques reconnaissant la primauté des droits humains sur les impératifs économiques. Des choix politiques orientés vers une plus grande justice et une répartition équitable des richesses et des pouvoirs », de conclure la présidente.

Élections au Comité exécutif

C’est également lors de ce congrès que les déléguées procèderont à l’élection des neuf membres du Comité exécutif de la Fédération. La période de mises en candidature se termine 24 heures après l’ouverture officielle du congrès.

À propos de la FIQ

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ représente près de 60 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires œuvrant dans les établissements publics québécois.