FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Le 23 juin, le SISP célèbre la Journée mondiale des services publics

Montréal, le 22 juin 2012 – Cette année, la Journée internationale des services publics prendune importance particulière, alors que le ras-le-bol généralisé contre un gouvernement en perted’autorité morale ne faiblit pas. Malheureusement, cette journée initiée par l’Internationale desservices publics (ISP) risque de ne pas être soulignée par nos gouvernements, trop occupés qu’ilssont à dénigrer les employés de l’État et les services qu’ils et elles offrent, déplore le Secrétariatintersyndical des services publics (SISP).

« Pas une journée ne passe sans que nos services publics, de même que les conditions d’emploide ses travailleuses et travailleurs, ne fassent l’objet d’attaques répétées. Pourtant, une fonctionpublique dotée d’une grande expertise, bien formée et en nombre est le meilleur garde-fou quisoit contre la collusion et la corruption » rappelle monsieur Réjean Parent, porte-parole du SISP.Comme en faisait foi le témoignage de Jacques Duchesneau devant la commission Charbonneau,la perte d’expertise au sein de nos ministères comporte bien des effets pervers.

Une fiscalité équitable est réclamée

L’indignation manifestée par la population québécoise, casserole en main et carré rougeà la boutonnière démontre le ras-le-bol devant les discours usés de nos gouvernementsnéolibéraux. Au Québec et partout dans le monde, on s’indigne de l’écart croissant entre lesriches et les pauvres et de l’érosion des services publics, l’un des plus importants vecteurs de laredistribution de la richesse.

Un financement adéquat de ces services passe forcément par une fiscalité équitable. Plusieursmesures pourraient permettre à nos gouvernements de financer les services publics sanséreinter davantage la classe moyenne : l’ajout d’un quatrième taux d’imposition pour lescontribuables à haut revenu, l’instauration d’une taxe sur les produits de luxe, d’un impôtminimum pour les entreprises, la réduction des crédits d’impôt et des congés fiscaux pour lesentreprises profitables, la hausse des redevances sur les profits des compagnies minières, lamise en œuvre d’une véritable stratégie pour lutter contre l’évasion fiscale.

Le SISP joint sa voix à l’Internationale des services publics

À tous ces moyens que les États pourraient se donner afin de mieux financer les services publics,et faisant le constat que la cupidité sans limite des institutions financières a porté atteinte auxindividus de par le monde, l’ISP propose également l’instauration d’une taxe mondiale sur lestransactions financières. Ainsi, les grandes banques devraient contribuer à réparer les potsqu’elles ont elles-mêmes cassés. Une taxe Tobin (ainsi nommée en référence au lauréat du prix Nobel d’économie James Tobin, qui proposait son instauration dès le début des années 70),même infime, sur les transactions financières, pourrait générer des milliards de dollars. Dessommes qui pourraient être allouées à la création d’emplois de qualité dans une économiedurable, pour mettre un terme aux inégalités croissantes, sortir des millions d’individus dela pauvreté, améliorer les services publics vitaux et renforcer la lutte mondiale contre leschangements climatiques.

Le SISP réaffirme son engagement à défendre des services publics universels et de qualité etjoint sa voix à celle de l’ISP pour exprimer son soutien à l’égard d’une taxe mondiale sur lestransactions financières.

En cette journée mondiale des services publics, il est temps de passer à l’action!