FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La présidente de la FIQ souhaite rencontrer les chefs des partis politiques

Montréal, 1er aout 2012 – En ce tout début de campagne électorale québécoise 2012, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ lance une invitation à chacun des chefs des principaux partis politiques – PLQ, PQ, CAQ, QS, ON, Vert – en lice pour le scrutin du 4 septembre prochain. Les chefs sont conviés à rencontrer la présidente de la FIQ afin de discuter de leurs projets pour améliorer le système de santé et les conditions de pratiques des professionnelles en soins infirmiers.

« Un sondage récent de l’Institut de recherche en politiques publiques indique que le maintien d’un système de santé fort est la principale préoccupation des Canadiens. Nous voulons donc nous assurer que la santé soit à l’agenda de la campagne électorale. La FIQ a décidé d’interpeler les chefs des principaux partis pour savoir ce qu’ils proposent pour régler de façon concrète les problèmes d’accès aux services de première ligne et pour les personnes âgées qui perdurent depuis plus de 20 ans », a déclaré Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Actuellement, le quart de la population n’a toujours pas de médecin de famille, le temps d’attente dans les urgences dépasse largement les 12 heures, près de 100 000 personnes sont en attente de chirurgies et les services aux personnes âgées sont insuffisants et souvent de piètre qualité. En outre, les services sont si mal organisés que les professionnelles en soins infirmiers s’épuisent à vouloir maintenir des services de qualité auprès des malades.

Comme intervenantes de première ligne auprès de la population, les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes ont vu se succéder les réformes sans que des améliorations de l’organisation des soins et du travail ne se concrétisent sur le terrain. Tout comme ses 60 000 membres, la Fédération s’inquiète de l’accessibilité et de la qualité des soins pour l’avenir si des solutions concrètes ne sont pas rapidement appliquées. Dans la foulée de son 9e congrès du mois de juin 2011, la FIQ a donc exploré quelques propositions qui pourraient remédier notamment aux déficiences d’organisation des soins, aux difficultés d’accès aux services de première ligne ainsi qu’à de l’hébergement de qualité pour les personnes âgées.

« Nous considérons qu’une campagne électorale est une occasion rêvée pour informer la population québécoise de la volonté des différents partis politiques à s’engager à mettre en place des solutions pratiques qui permettent une meilleure accessibilité aux soins de santé. Nous souhaitons donc que les chefs de partis acceptent notre invitation pour discuter franchement et ouvertement de nos visions respectives de l’avenir du système de santé québécois », a conclu madame Laurent.