FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Il ne faudrait surtout pas que la santé soit mise de côté

Eh oui! Il l’a fait. Jean Charest a eu le culot de déclencher des élections en plein été, au moment où des milliers de Québécois sont en vacances et où les familles préparent la rentrée scolaire. Il lance une campagne électorale alors que ce qu’on a appelé la « crise étudiante » est loin d’être réglée et que la commission Charbonneau va enfin mettre en lumière les stratagèmes de collusion et de corruption liés aux lucratifs contrats publics. Y a-t-il une astuce? On pourrait le croire!

Chose certaine, les enjeux ne manquent pas dans la campagne électorale 2012. Les commentateurs de la chose publique s’entendent pour dire que les thèmes des revendications étudiantes, de la corruption, du Plan Nord avec toute la question de l’exploitation de nos ressources naturelles et bien sûr l’économie (puisque le premier ministre sortant y tient tant) vont s’imposer. Ce sont certainement des sujets incontournables dans la conjoncture actuelle. En même temps, cela ne doit pas monopoliser tous les débats. Les questions qui préoccupent la population et qui ont un impact à long terme sur la vie des Québécois doivent être mises à l’ordre du jour de cette campagne.

Un sondage récent de l’Institut de recherche en politiques publiques — IRPP indique que le maintien d’un système de santé fort est la principale préoccupation des Canadiens. La santé est donc un des thèmes que les chefs de partis et leurs candidats, aspirant devenir ministre de la Santé ou non, devront aborder. Ils devront répondre aux préoccupations des citoyens desquels ils cherchent à obtenir l’appui.

Plutôt que de s’accuser les uns les autres d’être trop ou pas assez ceci ou cela, les politiciens devront nous dire pourquoi après autant de réforme de la santé et de promesses électorales les choses ne vont pas mieux en santé.

Pourquoi le quart de la population n’a toujours pas de médecin de famille?
Pourquoi le temps d’attente dans les urgences dépasse encore largement les 12 heures?
Pourquoi près de 100 000 personnes sont en attente de chirurgies?
Pourquoi les services aux personnes âgées sont insuffisants et souvent de qualité douteuse?
Pourquoi les services sont si mal organisés que les professionnelles en soins infirmiers s’épuisent à vouloir maintenir une qualité de soins?

La situation a assez piétiné! La Fédération a décidé de prendre le taureau par les cornes et a avancé des solutions concrètes pour prendre soin de la santé de la population et des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes. Nous allons donc profiter de la campagne électorale pour interpeler les chefs de partis à partir de ces propositions. Pour que ça bouge dans le bon sens, il faut que des engagements concrets soient pris au plus haut niveau du parti qui formera le prochain gouvernement.

Comme l’évoquent les slogans de campagne rendus publics cette semaine : C’est assez, il faut que ça change en santé. À nous de choisir… pour le Québec!

Suivez mon blogue, je publierai un texte chaque semaine de la campagne.