FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Deux rencontres constructives

À l’aube du déclenchement de la campagne électorale, la FIQ a lancé, comme vous le savez, des invitations aux chefs des principaux partis politiques pour qu’ils aient l’occasion d’entendre ce qui préoccupe les professionnelles en soins du Québec, de même que les solutions que ces dernières préconisent pour améliorer leur environnement de travail et l’accès aux soins de santé pour la population.

Je crois toujours que quiconque aspire à diriger le Québec devrait s’intéresser un tant soit peu à ce qu’ont à dire quelque 60 000 professionnelles occupant une position névralgique dans un réseau dont l’amélioration figure au premier rang des priorités des Québécoises et des Québécois. Qui plus est, ces 60 000 professionnelles en soins sont également très majoritairement des femmes, des mères et des citoyennes préoccupées par tous les autres aspects au cœur de leur vie quotidienne.

C’est donc dans cette optique que j’ai rencontré pendant une trentaine de minutes, en compagnie de Roberto Bomba, membre du comité exécutif de la Fédération, Mme Pauline Marois, du Parti Québécois, ce mardi 21 aout, et le Dr Amir Khadir, de Québec solidaire, ce vendredi 24 aout.

À cet égard, je me dois de saluer l’esprit d’ouverture et le respect que nous ont témoigné nos deux premiers visiteurs. Tous deux ont manifesté un grand intérêt à l’idée de permettre aux professionnelles en soins d’exercer un rôle accru dans la prestation des soins et services de santé en mettant davantage en valeur leurs compétences et les tâches qu’elles peuvent réaliser dans le cadre de la Loi 90.

Les deux chefs se sont également dits ouverts à revoir les modes de gestion souvent autoritaires actuellement préconisés dans le réseau, afin que l’avis des professionnelles en soins, qui connaissent mieux que quiconque leur environnement de travail, soit davantage pris en compte dans une gestion participative et inclusive.

Par ailleurs, ils se sont montrés favorables à la mise en place de mesures visant à mettre fin une fois pour toutes au recours à la main-d’œuvre indépendante, qui coute une fortune aux contribuables sans pourtant améliorer les services auxquels ils ont droit. Enfin, nous avons pu profiter d’oreilles attentives et intéressées concernant des pistes de solutions comme la gestion centralisée des listes d’attente, la mise sur pied d’un réseau de cliniques de professionnelles en soins de première ligne ainsi que la multiplication de maisons d’hébergement pour personnes âgées en perte d’autonomie axées sur leurs besoins.

Si je suis heureuse de l’issue de ces rencontres positives et constructives, j’attends toujours que le téléphone sonne et que les chefs des autres formations politiques, occupés à se disputer la faveur populaire, se manifestent. Peut-on vraiment ignorer la voix de plus de 60 000 professionnelles qu’on se plait pourtant à citer à gauche et à droite? Si ça peut contribuer à rassurer certaines et certains, personne ne sort d’ici les mains attachées… Au plaisir de vous rencontrer!