FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIQ et le Syndicat condamnent ce recours s’apparentant à une poursuite-bâillon

Dolbeau-Mistassini, le 19 octobre 2012 – « Est-ce la nouvelle façon de faire desdirections d’établissements : mettre en demeure les gens qui travaillent au maintien dessoins sécuritaires et de qualité offerts à la population? », questionne Régine Laurent,présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ. MadameLaurent fait ici allusion à la mise en demeure qui a été adressée au Syndicat desprofessionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires (SPSICR) du Centre de santé etde services sociaux (CSSS) Maria-Chapdelaine et à sa présidente, Pauline Paradis, par unavocat de la direction générale de l’établissement.

« Depuis avril, nous avons organisé différentes actions afin de dénoncer le style degestion prisé au CSSS Maria-Chapdelaine et de réclamer des conditions de travailpropices à l’exercice des fonctions des professionnelles en soins », explique madameParadis. En effet, au cours des derniers mois, des lettres ont été envoyées à la directionde l’établissement et à l’Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des pétitions ont circulé, les membres du SPSICR ont été nombreuses àse présenter aux différentes séances du conseil d’administration du CSSS et, plusrécemment, une marche citoyenne a été organisée. Il semble que ce sont ces actions,aussi légales soient-elles, qui ont poussé la direction à adresser une mise en demeure auSyndicat.

« La FIQ est aux côtés de son équipe du CSSS Maria-Chapdelaine. Pour nous, il estpurement inacceptable de traiter aussi cavalièrement et d’intimider si ouvertementles professionnelles en soins et leurs représentantes. La Fédération ne laissera pas leSyndicat seul, que la direction se le tienne pour dit », ajoute la présidente de la FIQ.

Venue offrir son soutien parce que son syndicat a aussi gouté à ce genre de médecine,Nancy Ouellet, présidente du SPSICR du Centre de santé (CS) Domaine-du-Roy, aconclu : « Les employeurs doivent comprendre qu’ils ont tout à gagner à travailler encollaboration avec les syndicats de professionnelles en soins. Il en va de la qualité et dela sécurité des soins qui sont prodigués ».