FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Les syndicats du CSSS du Kamouraska déterminés à lutter pour le maintien des lits dans le réseau public

Saint-Pascal, 4 décembre 2012 – Les syndicatsdu CSSS du Kamouraska ont manifesté aujourd’hui devant le centre administratifdu CSSS du Kamouraska pour dénoncer la fermeture du CHSLD Thérèse-Martin. Lacoalition intersyndicale représentant tous les salarié-es du CHSLD s’oppose àla fermeture notamment parce que celle-ci ferait en sorte que la région passeraiten dessous de la moyenne nationale du nombre de lits en hébergement de longuedurée, et ce, dans un contexte où la population est vieillissante. Les syndicatsen profitent pour mettre en lumière l’incohérence de l’argumentaire patronalentourant la fermeture du CHSLD et pour inviter la population à soutenir lalutte des travailleuses et travailleurs.

Les travailleuses et travailleurs du CHSLDThérèse-Martin ont manifesté ce midi pour signifier qu’ils n’entendent paslâcher prise dans le dossier de la fermeture annoncée du CHSLD. « Ilsétaient des centaines présents sur place pour signifier à l’employeur qu’ilsn’acceptent pas cette décision et pour démontrer à la population de la régionqu’ils continuent à défendre bec et ongle le maintien des lits d’hébergementdans le public », déclarent les représentants syndicaux de la coalition.

L’employeur prétend procéder à cettefermeture afin d’injecter les sommes sauvées dans les soins à domicile. Il nes’agit pas d’une décision raisonnée. En effet, bien qu’il faille impérativementaugmenter les soins à domicile, cela ne peut en aucun cas se faire en diminuantles services d’hébergement en soins de longue durée, alors que les besoins dela population ne diminueront pas suite à la fermeture du CHSLD, bien aucontraire. Après la fermeture, il ne restera que 89 lits publics en hébergementdans la région, alors qu’en 1993, il y avait 472 lits en CHSLD. Et il faut préciserque tout cela arrive alors que la population de la région vieillit grandement.À ce sujet, les estimations du MSSS indiquent que la population nécessitant dessoins de longue durée pour le territoire du CSSS du Kamouraska passera de 947(en 2006) à 1827 en 2031. « Comment expliquer que depuis vingt ans ondiminue le nombre de lits publics en hébergement alors que les besoins de lapopulation augmentent », se demandent les représentants syndicaux.

De plus, la fermeture des lits publicsd’hébergement favorise le développement dans la région de places en ressourcesintermédiaires privées. Est-il nécessaire de rappeler que ces ressources n’ontpas les moyens pour prendre en charge des usagères et usagers ayant des castrès complexes? À ce sujet, la région compte déjà trois fois plus de ressourcesprivées que la moyenne nationale. « Ce n’est certainement pas enaugmentant le nombre de places en ressources intermédiaires que nousparviendrons à prendre en charge une population vieillissante, dont une bonnepartie aura besoin de soins se donnant uniquement en CHSLD », lancent lesreprésentants syndicaux.

Nous rappelons que nous sommes d’accord avecle développement des soins à domicile. Mais que faire avec les personnes qui nepeuvent plus être à domicile? Dans l’état actuel des choses, il semble quel’employeur réponde à cette question en recourant encore plus qu’ailleurs à laprivatisation, alors que la population nécessitant des services d’hébergementen soins de longue durée est en droit d’obtenir le même niveau de servicesqu’ailleurs au Québec.