FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

«La FIQ se porte à la défense de ses membres et demande qu’on ralentisse la cadence afin de prendre le temps d’en analyser tous les impacts» — Régine Laurent, présidente de la FIQ

Montréal, 7 avril 2013 – Au lendemain de son conseil fédéral où elle a pu consulter sa délégation sur la question du rehaussement de la formation initiale et après une analyse de la conjoncture et des tendances qui se dessinent, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ a la ferme intention de protéger les droits des professionnelles en soins qu’elle représente en s’assurant que leur expertise et leur expérience soient reconnues.

Un empressement manifeste et injustifié

À la lumière des informations qui émanent des travaux du groupe de travail interministériel-partenaires mis sur pied il y a quelques semaines déjà par le ministère de la Santé et des Services sociaux, auquel participe notamment la FIQ, la majorité des acteurs siégeant au comité de travail semblent très favorables au rehaussement de la formation initiale des infirmières. « Devant l’empressement évident de ces intervenants à faire du Baccalauréat la norme d’entrée pour accéder à la profession d’infirmière, et ce, dès 2014 en ce qui concerne l’OIIQ, inutile de préciser que le cœur du débat ne réside plus dans la pertinence ou non du rehaussement, mais dans la façon d’orchestrer cette transformation majeure », de constater Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Pour la Fédération, plusieurs questions demeurent sans réponses. Pourquoi tant d’empressement? Pourquoi vouloir précipiter les choses sans avoir d’abord pris le temps d’en étudier rigoureusement toutes les conséquences? Pourquoi risquer de fragiliser davantage le réseau de la santé, de compromettre la continuité, la sécurité et la qualité des soins en allant trop vite? De nombreux questionnements qui exigent des réponses claires et auxquelles les professionnelles en soins et la population bénéficiant de soins de santé dans le réseau public sont en droit de s’attendre.

Nécessité de repousser la date d’entrée en vigueur

Il ne fait aucun doute que la complexité d’une telle transformation et la nature des enjeux nécessitent temps et réflexion. « L’ensemble des professionnelles en soins travaillant dans le réseau de la santé est interpelé, car, au bout du compte, ce sont ces dernières qui doivent offrir des soins de qualité et sécuritaires à la population. C’est d’ailleurs en tenant compte de ce contexte que la délégation de la FIQ a adopté, lors de son dernier conseil fédéral, une proposition voulant que tous les moyens nécessaires soient pris pour repousser la date d’entrée en vigueur du rehaussement de la formation initiale », de poursuivre madame Laurent.

Assemblées générales à venir dans les établissements

Au cours des prochaines semaines, des assemblées générales d’information destinées aux membres de la FIQ auront lieu dans les établissements. Le dossier de la formation initiale pour les infirmières sera évidemment à l’ordre du jour de ces assemblées. Les professionnelles en soins, qu’elles soient infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes ou perfusionnistes, seront invitées à y participer en grand nombre afin d’échanger sur le sujet avec leurs représentantes syndicales.

Les membres du comité exécutif de la FIQ parcourront le Québec afin de participer au plus grand nombre d’assemblées locales possible. « Il est primordial que les membres puissent s’exprimer sur la question et, surtout, qu’elles sachent que la Fédération entend défendre avec conviction leurs intérêts afin qu’elles puissent offrir des soins de qualité et sécuritaires à la population, et ce, dans le respect de leur expérience et de leur expertise », de conclure Régine Laurent.

À propos de la FIQ

La Fédération représente plus de 62 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, soit la grande majorité des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes œuvrant dans les établissements publics québécois.