FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Congrès de Global Nurses United : Pourquoi est-ce important pour la FIQ d’y être ?

Congrès de Global Nurses United : Pourquoi est-ce important pour la FIQ d’y être ?

Cette semaine s’ouvrait à Dublin, en Irlande, le Congrès du Global Nurses United (GNU). Cette organisation, dont la FIQ est membre fondatrice, regroupe des associations syndicales provenant de 15 pays à travers le monde. Sa principale mission est de permettre la mise en commun des expériences de chacun en matière de lutte contre l’austérité et la privatisation des services publics en santé.

Pour moi, cette rencontre est une occasion de plus de rappeler toute l’importance de tisser des liens avec nos consœurs aux quatre coins de la planète, pour mieux comprendre l’impact des décisions politiques prises au niveau international, ainsi que leurs impacts sur le financement et les conditions de travail dans nos milieux.

On pense notamment aux traités internationaux dont la portée vient de plus en plus réduire la capacité des États à décider de ce qui devrait ou non faire l’objet d’un financement de fonds publics, ou encore d’une réglementation particulière. Cette question est d’ailleurs à l’ordre du jour au Congrès de GNU, et fera l’objet d’un plan d’action commun.

Les changements climatiques sont aussi un sujet sur lequel il est primordial de se pencher collectivement, à l’échelle planétaire. Ceux-ci représentent « une des pires menaces du 21e siècle pour la santé » et les ressources nécessaires pour y faire face pourraient avoir une incidence sur le financement de la santé. Un autre problème, qui découle en partie, mais pas totalement des changements climatiques, est la multiplication et la propagation des maladies infectieuses, qui touchent déjà de nombreux pays et qui pourraient très bientôt constituer un véritable casse-tête pour le réseau québécois de la santé, autant sur le plan de la sécurité que de la qualité des soins.

Notre présence au Congrès de GNU est une occasion unique de former de nouvelles alliances, de se solidariser avec celles qui vivent des situations parfois similaires, parfois bien différentes des nôtres, toujours dans l’optique de bâtir ensemble le syndicalisme que nous souhaitons léguer aux générations futures. C’est également une opportunité unique d’échanger sur les expériences, les innovations et les bonnes pratiques en matière d’organisation du travail. Ainsi, nous aborderons notamment la question des ratios professionnelle en soins/patient. C’est d’ailleurs des rendez-vous comme ceux-ci qui nous permettent d’organiser ensuite ici, au Québec, des activités comme le Symposium international sur les soins de santé sécuritaire qui se tiendra à Laval le 26 octobre prochain et pour lequel il est encore temps de s’inscrire.