FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Conséquences de l’austérité libérale: le Parti Québécois et la FIQ dénoncent la perte de services en Abitibi-Témiscamingue

Conséquences de l’austérité libérale: le Parti Québécois et la FIQ dénoncent la perte de services en Abitibi-Témiscamingue

La porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soins à domicile, Diane Lamarre, ainsi que la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Régine Laurent, et la vice-présidente infirmière au syndicat de la FIQ de l’Abitibi-Témiscamingue, Nancy Moore, ont dénoncé les effets néfastes des coupes en santé pour la région de l’Abitibi-Témiscamingue.

« J’ai déposé ce matin une pétition qui témoigne de la vaste mobilisation citoyenne qui s’est opérée au cours des derniers mois en Abitibi-Témiscamingue. Rappelons que le gouvernement libéral a annoncé, sans consultation, la fermeture de huit lits en santé mentale dans la région, et que c’est grâce à la mobilisation citoyenne que cette mesure a été mise sur la glace. Sans compter que les 70 millions promis lors du dépôt du plan d’action en santé mentale se font toujours attendre; pourtant, les besoins se traduisent chaque jour par des situations graves et urgentes. En santé mentale, la proximité des soins est déterminante pour le succès ou l’échec, la sécurité ou la dangerosité », a soutenu Diane Lamarre.

Pour la FIQ comme pour le Parti Québécois, il est urgent que cessent les compressions libérales dans le réseau de la santé. « Le gouvernement libéral est en train de détruire le réseau de la santé. Contrairement à ce qu’affirme le ministre Gaétan Barrette, les compressions de son gouvernement affectent les services et les soins aux patients, et compromettent la sécurité des professionnelles en soins. Ce qu’on voit à La Sarre, on le voit partout au Québec. Ce que la protectrice du citoyen observe dans son dernier rapport, nous le subissons quotidiennement », a déclaré Régine Laurent.

« La réforme Barrette est une catastrophe pour une région comme l’Abitibi-Témiscamingue. Les fusions d’établissements éloignent les services de la population. Force est de constater qu’avec plus de 9000 signataires, les gens se sentent concernés et veulent être entendus lorsqu’il est question de transformer le réseau. On somme le ministre de mettre en place des mécanismes de consultation, tels que les forums populationnels prévus par la loi 10. Il doit entendre la population de notre région », a pour sa part indiqué Nancy Moore.

« Plusieurs questions demeurent sans réponse quant au maintien des services en santé mentale en Abitibi-Témiscamingue, et les citoyens sont inquiets – avec raison. Je salue leur vigilance et leur mobilisation, et je demande au ministre de la Santé de cesser les compressions, de réinvestir en santé et de donner les garanties qui s’imposent pour que soient maintenus tous les soins et services dans la région », a conclu Diane Lamarre.