FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Compressions libérales dans les Laurentides: Les décisions du ministre Barrette compromettent la qualité des soins et affectent les services à la population des Laurentides

Compressions libérales dans les Laurentides: Les décisions du ministre Barrette compromettent la qualité des soins et affectent les services à la population des Laurentides

Sainte-Agathe-des-Monts, le 24 octobre 2016 – Des professionnelles en soins, membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, de la région des Laurentides ont manifesté aujourd’hui lors de la présence du ministre Gaétan Barrette à Sainte-Agathe-des-Monts. Les manifestantes ont souhaité exprimer au ministre de la Santé et des Services sociaux leur totale désapprobation envers les compressions libérales au CISSS des Laurentides. « La gestion libérale du réseau de la santé est une catastrophe. Leurs compressions affectent les services aux patients et affligent le personnel soignant. C’est un gouvernement qui manque de vision et qui fait mal aux plus vulnérables de notre société », a déclaré la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Régine Laurent, qui était présente lors de la manifestation.

« Les professionnelles en soins des Laurentides sont forcées de travailler dans des conditions difficiles. Elles sont victimes de surcharge de travail et on prévoit encore des coupes de postes. Le CISSS des Laurentides prend de mauvaises décisions comme le non-remplacement des professionnelles en soins ou leur substitution par d’autres titres d’emploi, ou encore l’utilisation abusive de la main-d’œuvre indépendante. Cette mauvaise gestion amène des taux d’absence qui peuvent atteindre la moitié des professionnelles en soins dans certains centres d’hébergement. C’est dangereux! », a indiqué la co-porte-parole régionale de la FIQ, Julie Daignault.

« On voit ici les répercussions des compressions de 6,4 M$ imposées au CISSS des Laurentides par le ministre Gaétan Barrette. Le ministre et le CISSS sont dans le déni quand ils affirment que leurs coupes n’affectent pas les soins. Ils voudraient détruire le réseau de la santé qu’ils ne feraient pas mieux », a poursuivi le co porte-parole régional de la FIQ, Peter Delli Colli. « Si nous sommes ici aujourd’hui devant le ministre, c’est que nous voulons lui montrer que ces décisions ont des impacts sur la vie des gens, des patients et des professionnelles en soins. On veut qu’il regarde les visages de celles et ceux qui écopent de l’austérité libérale. On veut lui dire qu’on a besoin d’un véritable ministre de la Santé au service des patients », a conclu Régine Laurent.