FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Programme en lien avec la Loi 90 : des clarifications s’imposent

Programme en lien avec la Loi 90 : des clarifications s’imposent

Les employeurs ont commencé le déploiement du programme de formation de 25 heures en lien avec la Loi 90. Rappelons que ce programme en est un de mise à jour ou de perfectionnement portant sur l’évaluation de la condition physique et mentale de l’usager. Or, plusieurs rumeurs non fondées ont commencé à circuler dans les milieux de travail. Il est temps de mettre les pendules à l’heure.

L’évaluation initiale

Certains l’appellent « le prétest ». En fait, il s’agit d’une évaluation pour déterminer le besoin de formation de l’infirmière par rapport à l’évaluation de la condition physique et mentale. Ce n’est pas un test servant à mesurer la compétence ou l’incompétence de l’infirmière par rapport à son travail.

La note de 75 %

La note de 75 % est un seuil servant à déterminer si l’infirmière a besoin de mise à jour ou de perfectionnement relativement à l’évaluation de la condition physique et mentale de l’usager. Ainsi, un score de 75 % et plus signifie que l’infirmière possède la matière et n’a pas besoin de mise à jour ou de perfectionnement sur ce sujet. Un score de 74 % et moins signifie un certain besoin de mise à jour ou de perfectionnement. À noter que l’employeur ou la salariée peut demander une exemption totale ou partielle. Ce n’est pas un examen avec une note de passage servant à déterminer une réussite ou un échec.

La formation

Cette mise à jour ou ce perfectionnement est comme toute autre formation en cours d’emploi. Pourquoi est‐ce nécessaire ? Parce que ce n’est pas tous les programmes de formation de niveau collégial qui contenaient ce cours d’évaluation de la condition physique et mentale. Il y a donc des infirmières détentrices d’un diplôme d’études collégiales qui n’ont jamais eu ce cours dans le cadre de leurs études. Il est donc normal que des infirmières aient besoin de cette formation, celle‐ci étant un complément de connaissances à leur formation initiale. Ce cours est maintenant intégré dans la formation collégiale. C’est pourquoi les infirmières récemment diplômées, celles qui ont fait le DEC‐BAC et les infirmières cliniciennes en sont exemptées. Ce cours va permettre à l’ensemble des infirmières d’exercer les activités réservées dévolues par la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé. Ce n’est donc pas une formation visant à pénaliser des infirmières qui auraient échoué à un examen.

L’évaluation post formation

Cette évaluation a lieu environ 6 mois après que le participant aura terminé sa formation. Le questionnaire utilisé sera le même que celui ayant servi à l’évaluation initiale. L’objectif de cette évaluation post formation est de vérifier si la formation a été utile à l’infirmière et si un complément de formation ou de support serait utile. Ce n’est pas un test servant à mesurer la compétence ou l’incompétence de l’infirmière par rapport à son travail.

Formation accréditée

Cette formation est dûment accréditée et reconnue par l’OIIQ pour les fins de la formation continue. La formation sera donnée par l’employeur, mais elle est accréditée par l’Université Laval. Chaque participante devra faire la demande auprès de l’université si elle désire se procurer l’attestation. À noter que cette université charge des frais de 30$ pour la délivrance de l’attestation. Or, il a toujours été clair que cette mise à jour ou ce perfectionnement devait se faire sans frais pour les infirmières visées. Nous sommes actuellement en discussion avec le Comité patronal de négociation de la Santé et des services sociaux (CPNSSS) à ce sujet.