FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Propos du ministre Barrette sur les postes à temps complet : les bottines doivent maintenant suivre les babines !

Propos du ministre Barrette sur les postes à temps complet : les bottines doivent maintenant suivre les babines !

La FIQ se réjouit que le ministre de la Santé souhaite rehausser le nombre de postes à temps complet pour les professionnelles en soins dans les établissements du réseau public de santé. Elle juge néanmoins que les paroles du ministre doivent se traduire par des actions de la part des gestionnaires des établissements.

« Le ministre Gaétan Barrette nous dit qu’il a demandé aux CISSS et au CIUSSS de créer plus de postes à temps complet. On est malheureusement dans l’obligation de l’informer que ses consignes ne sont pas écoutées par les gestionnaires des établissements. Ça fait des semaines, voire des mois, qu’on se bat pour obtenir les données dans les CISSS et les CIUSSS sur les postes à temps complet et les postes à temps partiel. Soit on ne veut pas nous les donner, soit on nous dit qu’ils ne les ont pas. Sans ces données, on ne peut entreprendre les travaux pour rehausser le nombre de postes à temps complet et on ne peut travailler à une véritable planification de la main-d’œuvre », a indiqué le vice-président de la FIQ, Daniel Gilbert.

La FIQ tient à rappeler que les cibles de rehaussement des postes à temps complet pour les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, font maintenant partie de la convention collective nationale des professionnelles en soins. Cette convention collective a été négociée entre la FIQ et le gouvernement et comporte la signature du ministre de la Santé.

« Il est plutôt inquiétant que le réseau de la santé soit géré d’une telle façon. Avec les pouvoirs immenses qu’il s’est donnés sur le réseau de la santé, il est étonnant que le ministre Barrette ne réussisse pas à faire respecter sa volonté. Nous on est prêts à travailler et à collaborer, on attend la même chose des gestionnaires et du gouvernement. Et si les gestionnaires s’entêtent, on invite le ministre lui-même à nous transmettre les données  », a conclu Daniel Gilbert.