FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Travailleuses domestiques : des groupes de la société civile exhortent le gouvernement canadien d’agir

Travailleuses domestiques : des groupes de la société civile exhortent le gouvernement canadien d’agir

Selon l’Organisation internationale du travail OIT, il y aurait entre 67 et 100 millions de travailleuses domestiques dans le monde, dont 11 millions sont des migrantes victimes de discrimination sexuelle, raciale ou de castes. Le tiers de celles-ci évoluent en dehors du cadre légal dans les pays où elles travaillent. Au Québec, elles seraient entre 15 000 et 45 000. Comment peut-on justifier qu’en 2018, des millions de femmes évoluent sans protection, dans la quasi-clandestinité quand ce n’est pas dans des conditions semblables à de l’esclavage?

Afin d’agir pour que cesse cette discrimination, l’OIT a adopté la Convention 189, notamment grâce à l’appui du Canada, afin d’enjoindre les pays signataires à adopter des mesures visant à protéger les droits des travailleuses domestiques. Malgré le fait que le Canada ait joué un rôle clé dans l’adoption de cette convention il y a sept longues années, il ne l’a toujours pas ratifiée. Le premier ministre Trudeau aime bien se faire le champion des droits humains sur la scène internationale. Au-delà des grands discours, il est urgent d’agir concrètement en ratifiant la Convention 189.

C’est dans ce cadre que Shirley Dorismond, vice-présidente de la FIQ, a joint sa voix à celles de nombreux groupes de la société civile réunis à Ottawa afin de déposer une pétition exhortant le gouvernement canadien à ratifier de manière urgente cette convention afin d’endiguer une fois pour toutes le non-respect des droits les plus fondamentaux de millions de femmes.

2018-10-09 - Dépôt d'une pétition sur les travailleuses domerstiques