FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Organisations toxiques : vers la normalisation de la dénonciation dans les milieux de soins

Organisations toxiques : vers la normalisation de la dénonciation dans les milieux de soins

2 mai 2019 – Pour clore la première journée du Réseau OTPP, les participantes ont accueilli Amélie Perron, infirmière, PhD et professeure en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa, pour discuter de la nécessité de normaliser la dénonciation dans les milieux de soins, par exemple en utilisant systématiquement le Formulaire de soins sécuritaires. Cette présentation très appréciée se voulait une invitation à considérer les actes de dénonciation comme une action collective et à les utiliser sur une base régulière dans la pratique syndicale.

« Les pratiques de soins sécuritaires et de qualité sont fortement représentées comme étant le fruit de compétences professionnelles adéquates à jour et conformes aux normes de pratiques émises par les ordres professionnels, a expliqué madame Perron. Or, ces compétences tendent à être principalement associées à des techniques d’évaluation et de soin exercées directement auprès des patient-e-s. Pourtant, des soins de qualité et sécuritaires passent également par des actions infirmières dirigées spécifiquement vers les organisations et leurs administrateurs, voire vers des entités externes en milieux de soins. »

Selon la professeure, « la dénonciation constitue notamment une forme de pratique professionnelle qui demeure encore mal comprise, malaisée, peu ou pas enseignée dans les programmes de formation et souvent mal appréciée par les administrateurs des milieux ».

Pourtant, la dénonciation est aussi un outil d’action politique. Madame Perron a ainsi identifié la manière dont la dénonciation est abordée dans d’autres industries (celle de l’aviation notamment) et a exploré des pistes d’action pour s’engager de manière collective dans cette forme distincte de pratique.