FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La CAQ est au pouvoir depuis deux ans, et pourtant, rien n’a changé

La CAQ est au pouvoir depuis deux ans, et pourtant, rien n’a changé

Des professionnelles en soins ont souligné bruyamment le deuxième anniversaire de l’élection d’un gouvernement caquiste ce matin devant le bureau du premier ministre du Québec François Legault, à Montréal et devant les bureaux de circonscription de la vice-première ministre Geneviève Guilbault, à Québec, et de la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, à Trois-Rivières.

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En guise de cadeaux, les professionnelles en soins ont apporté symboliquement aux élu-e-s des équipements de protection individuelle expirés, des lettres de démissions et des certificats de congé pour invalidité afin de rappeler au gouvernement que les professionnelles en soins sont au bout du rouleau et que, deux ans après son élection, elles ne voient aucune amélioration de leurs conditions de travail, ni de la qualité et de la sécurité des soins aux patients.

Des promesses non-tenues

La Coalition Avenir Québec avait promis en campagne électorale d’abolir le temps supplémentaire obligatoire. Or, ce mode de gestion inhumain tient toujours les professionnelles en soins en otage. Les départs massifs de professionnelles en soins depuis le printemps sont un signal clair que le coup de barre nécessaire n’a pas été donné par le gouvernement.

La négociation nationale en cours devrait être une occasion pour la CAQ de remplir une autre de ces promesses, soit celle de « réviser le rapport du nombre de patients par infirmière » Or, rien ne bouge à la table de négociation alors que la FIQ et la FIQP martèlent depuis des mois qu’il faut déployer rapidement des ratios sécuritaires professionnelles en soins / patient-e-s en CHSLD et dans les établissements privés conventionnés (EPC) pour éviter une nouvelle hécatombe comme celle que nous avons connue au printemps.

Le gouvernement reste aussi muet sur l’urgence d’implanter des ratios sécuritaires en CHSLD et dans les EPC, malgré un bilan catastrophique pendant la crise de la COVID-19. Les différents rapports le disent : les soins ne sont pas sécuritaires, parce que les professionnelles en soins s’occupent de trop de patients en même temps. Qu’attendons-nous pour bâtir un réseau de la santé où les patients seront en sécurité ?