FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Disponibilité du matériel de protection individuelle pour la 2e vague : la protection des professionnelles en soins, ce n’est pas un caprice, c’est essentiel

Disponibilité du matériel de protection individuelle pour la 2e vague : la protection des professionnelles en soins, ce n’est pas un caprice, c’est essentiel

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ tire une fois de plus la sonnette d’alarme en regard de la protection offerte aux professionnelles en soins. « Les informations qui nous viennent du gouvernement sont loin d’être rassurantes quant à la disponibilité du matériel dont pourront bénéficier les professionnelles en soins. Allons-nous vraiment refaire les erreurs de la première vague? L’accès au matériel de protection individuelle était un enjeu de tous les jours et on a refusé les masques N95 à la plupart des professionnelles en soins, limitant cet équipement à des interventions médicales bien précises. Encore cette semaine, dans nos échanges avec le gouvernement, ce dernier évoquait la nécessité de faire une utilisation judicieuse de l’équipement de protection. Quand on parle en ces termes, il faut comprendre que nous sommes encore dans une perspective de rationner l’équipement. C’est inacceptable! La protection des professionnelles en soins de la FIQ et de la FIQ | Secteur privé pour affronter cette deuxième vague, ce n’est pas un caprice, c’est essentiel », de déclarer Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

L’importance des masques N95

La FIQ interpelle l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) afin qu’elle ordonne au gouvernement et aux employeurs la mise en place des meilleures pratiques pour protéger la santé et la sécurité des professionnelles en soins. Lors de la première vague, c’est plus de 14 000 personnes travaillant dans le réseau de la santé qui ont été infectées à la COVID-19. Pour la FIQ, l’état actuel du réseau de la santé ne pourra pas supporter un tel taux de contamination à nouveau. « Chaque professionnelle en soins que l’on perd est une de trop. L’INSPQ doit donner des directives claires qui assureront une protection maximale des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques. Est-ce que l’on demanderait à des pompiers d’entrer dans une maison en feu sans tout le matériel de protection nécessaire? Poser la question, c’est y répondre », de poursuivre Linda Lapointe, vice-présidente à la FIQ et responsable politique Santé et Sécurité au travail

Pour la Fédération, si le gouvernement pouvait se cacher derrière l’excuse des inventaires trop bas lors de la première vague, il ne pourra pas le faire pour celle-ci. Il a eu quelques mois pour corriger le tir. L’accessibilité aux masques N95 doit être assurée pour toutes les professionnelles en soins œuvrant auprès des patient-e-s ayant reçu un résultat positif à la COVID-19 ou celles et ceux qui sont suspecté-e-s d’être infecté-e-s.

La Fédération rappelle que chaque jour, le gouvernement et le Dr Arruda clament sur toutes les tribunes que ce virus est encore méconnu. Et malgré le fait que les expert-e-s ne sont pas unanimes sur le ou les modes de transmission, la transmission aérienne du virus est de plus en plus probable selon 239 scientifiques provenant de 32 pays. « Devant l’absence d’un consensus clair et sans équivoque, la Fédération demande qu’on applique le principe de précaution ainsi que les mesures de protection optimales. Permettre l’utilisation du masque N95 est un incontournable à la suite de ce constat d’échec en termes de protection des travailleuses de la santé lors de la première vague », de conclure mesdames Bédard et Lapointe.