Le recours aux entreprises privées de placement en soins a pris une ampleur très inquiétante depuis quelques années et cette tendance préoccupe grandement la FIQ. L’enjeu du recours aux entreprises privées va bien plus loin que la question de l’accréditation syndicale, c’est de la qualité, de la continuité et de la sécurité des soins dont il faut surtout s’inquiéter.
Ainsi, la Fédération a lancé une campagne publicitaire afin de sensibiliser la population du Québec et ses membres à cet enjeu capital. Tout d’abord, une campagne télévisée battra son plein dès la mi-février, et ce, partout à travers le Québec. À première vue, le protagoniste de la publicité semble être un répartiteur de taxi, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’en fait, il répartit de la main-d’œuvre dans des établissements de santé. La FIQ est d’avis qu’elle tape réellement dans le mille avec son message. Il faut tout faire pour que les professionnelles en soins ne deviennent pas une main-d’œuvre à louer comme le seraient les services de chauffeurs de taxi.
Le 22 février, parallèlement aux publicités de la télévision, une campagne d’affichage débutera. Que ce soit sur les autobus urbains ou sur des panneaux publicitaires le long des autoroutes, la population du Québec sera exposée à cette promotion anti-entreprises privées de placement en soins. Le thème : « Le privé gère les soins. Le ministère de la Santé ferme les yeux. Le compteur tourne. »
Des situations devenues insoutenables pour ses membres et le réel bombardement de publicités provenant des entreprises privées de placement en soins ont suffi à convaincre la Fédération et ses déléguées de l’urgence de riposter. Il est faut de penser, contrairement à ce que font miroiter les entreprises privées, que le personnel du secteur privé va « sauver » le réseau public de santé et donner de l’oxygène aux professionnelles en soins sans cesse confrontées à une surcharge de travail.
La FIQ invite ses membres et toute la population à se mobiliser afin que cesse la prolifération des entreprises privées dans le réseau public de santé. Il faut toujours se rappeler que ce sont la fidélisation des professionnelles en soins au réseau public de santé et le développement du sentiment d’appartenance à leur établissement qui contribuent à la qualité, à la sécurité et à la continuité des soins.
Tags: agences privées de placement, campagne, entreprises privées de placement, infirmière, le compteur tourne, Lutte à la privatisation, mobilisation, privatisation, privé, privée, publicitaire, publicité
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Salut Régine! Écoutes, tu as absolument raison, la publicité frappe dans le mille, autant, je pense que les publicités de la SAQ. Il était grand temps que la FIQ entre dans la danse dense de la jungle médiatique urbaine!
Cette publicité devrair ouvrir les yeux de la population…En tout les cas j’ai été très surpris de la qualité de cette pub. Félicitations à la firme pour l’idée!
Benoit
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je viens de recevoir le fassicule au sujet de la privatisation , oui il est vrai que dans un certain sens cela puisse faire peur, par contre comme plusieurs infirmières de ma génération ( 34 ans) j’ai une écoeurantite aigue du système de soins, je travail pour info-santé car je ne voulais pas laisser ma santé physique et mental a l’hôpital…le problème c’est que nous sommes dans un tunnel très noir…..je suis somplètement démotiver par la profession , j’ai l’impression que le gouvernement rie de nous et que l’ordre malheureusement nous rabats les oreilles avec la même vielle chanson depuis plusieurs années mais que rien ne bouge ….alors je peut comprendre qu’une infirmière aie envie de courir comme une poule pas de tête mais au moin en ayant 15-20 $ de plus de l’heure, je suis désolé, mais j’exprime ce que plusieurs de mes colègues et moi pensont…..
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Je suis une infirmière bachelière travaillant a temps plein pour une agence privé depuis 2 ans dans la région de Montréal. Contrairement a ce que plusieurs croient ce n’est pas l’argent qui pousse les infirmières a fuir le public mais les conditions de travail. La différence de salaire est minime et la majorité des agences n’offrent pas de fond de pension et de bons avantages sociaux… Je suis daccord que certaines infirmieres d’agences acceptent d’aller travailler sur des départements ou elles n’ont pas d’expertise et que cela est dangereux… Par contre, il ne faut pas généraliser, car personnellement j’ai recu une orientation adéquate pour les milieux de soins ou j’ai travaillé. De plus, j’ai un remplacement depuis plus de un an au même endroit, donc je peux assurer la continuité de soins. C’est a l’infirmiere d’exiger l’orientation a son agence et de refuser tout quart de travail a des endroits ou elle n’a pas toute l’expertise pour travailler…
Les jeunes adultes tiennent de plus en plus a avoir une bonne qualité de vie, une conciliation travail-famille etc. Le travail n’est plus le centre de la vie et le présent est beaucoup plus important que le futur. Nous ne voulons pas attendre la retraite pour profiter de la vie…
Malheureusement, le métier d’infirmière est devenu trop contraignant…
Demandez aux infirmières d’agences…Plusieurs attendent seulement le retour de bonnes conditions de travail pour revenir dans le système public…Voici ce que la nouvelle génération d’infirmière n’est plus prête a subir:
Les heures supplémentaires obligées a répétition, la fin de semaine de travail obligatoire sur deux, la non flexibilité des horaires, le choix de vacances uniquement attribuées par ancienneté, les demandes de sans solde trop souvent refusées etc.Je crois fermement, que l’exode qui se produit actuellement vers le privé est, de loin, le meilleur moyen de pression jamais effuctué par les infirmières…
Quand on réclame de meilleures conditions de travail en faisant des discours, des grèves…rien ne bouge et on nous force a nous taire et a retourner travailler comme de sages petites filles…Les sages petites filles ne veulent plus se taire……..et quittent pour le privé… qui peut les blamer???
J’espère sincerement que nous, infirmières d’agence privé, pourront dire dans le futur que notre moyen de pression a tellement amélioré les conditions de travail que nous avons majoritairement réintégré le système public de plein gré.
Finalement, est-ce si mauvais pour la profession ce qui se passe en ce moment???
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Je trouve réellement dommage que des gens qui n’ont aucune expérience de travail avec des agences de placement se permettent de critiquer cette façon de travailler…J’ai fait ma part dans le secteur public, ayant occupé un poste à temps complet en centre hospitalier pendant plusieurs années. Le temps supplémentaire obligé, ainsi que les horaires en rotation et l’impossiblité d’avoir une journée de congé pour assister à de petites banalités comme un enterrement ou une chirurgie majeure pour mon conjoint ont fini par me convaincre que nous n’étions rien de plus qu’un numéro pour les dirigeants de notre beau système de santé.
La publicité avec le répartiteur dont vous faites ici part me fait bien plus penser à ce qui se produisait avec le bureau d’assignation de mon ancien centre hospitalier qu’à ce que je vis aujourd’hui avec mon agence de placement! Concernant la qualité des soins, je peux assurer que je dispense un service d’aussi bonne qualité, sinon plus. La limitation des facteurs agressants, la diminution de mon épuisement et la valorisation de mon travail par mon employeur sont autant de moyens qui m’encouragent à fournir un travail de qualité. Je suis bien d’accord qu’il s’agit pour le gouvernement d’une dépense importante quand le système a recours aux employés du privé, mais en même temps, est-il réellement plus économique de devoir payer des congés maladie aux infirmières épuisées et en plus du temps supplémentaires aux infirmières qui sont presque séquestrées sur le département de soins pour les remplacer???
Que les dirigeants se mettent un peu à la place des employés oeuvrant sur le plancher, qu’ils se rendent jour après jour constater l’ampleur de la tâche qui nous attend tous les matins, qu’ils se lèvent toutes les nuits pour prendre un quart de travail en ne sachant pas s’il sera possible de retourner chez eux le lendemain matin à 8h00 ou s’il leur faudra rester jusqu’à 16h00, et peut-être que dans quelques mois leur constat sera différent…
Ça donne à réfléchir! -
Je crois aux services publics. Je désire que mes petits enfants puissent se faire soigner gratuitement. La lutte contre la privatisation doit être le centre de notre société. Les services publics sont des enjeux durement acquis par nos prédécesseurs. Protégeons nos services publics!
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Bravo,,,,, Vero, Bien dit!!!!!
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Moi dans ce qui me derange beaucoup dans cette histoire est que c’est faut de dire que l’infirmiere d’agence coute plus chers…n’importe quel dir des finances pourrait le demontrer donc Mme la presidente devrait faire attention a ce sujet car des chiffres sortiront sous peu et aussi sous forme de campagne publicitaire !
L’autre point, comment une presidente de regroupement peut tenir des propos aussi degradant et presque haineux envers ses collegues infirmiere seulement parce que ces dernieres prennent leur vie en main…madame la Presidente c’est presque genant car je suis du reseau publique et aussi en partenaria avec la partie privee et vous me traiter d’infirmiere presque incompetente ??? Pourtant que je vous paie des cotisations syndicales vous etes bien contente !?!? Il est ou votre vrai probleme vous madame ? De quel droit vous me jugez et me marginalise dans mes choix ? Etes vous meilleure que moi ? Les infirmieres commencent a douter du vrai fond de vos interventions et de votre sincerite!! Ne serait ce pas une frustration que les infirmieres du privee ne verse plus de cotisation ?? Seriez vous aussi une presidente indigne ? Si vous doutez de ma competence je crois que la votre est peut etre a douter aussi ! Vous vous y prenez bien mal ma pauvre presidente, vous avez tout en main pour aider la cause infirmiere et vous etes en train de ridiculiser le tout et vous depensez de grandes sommes en justice pour vos interet a vous seulement espece de presidente egoiste ! Si je dois revenir a une horaire de reseau publique, travailler a en venir epuise et dangeureux et qu’il m’arrivait quelque chose et bien la cours superieure, c’est vous que je voudrai voir assise au banc des accuses !
Pensez y, vous faites du tord a plusieurs confrere et consoeur. Et personne ne vous a demander de faire de telles betises…personne. Ne pensez pas juste a vous de grace, soyez plus intelligente car une vraie presidente doit l’etre et doit etre rusee et agir dans l’interet des infirmieres et non des cotisations ! Frapper pour tous pas pour votre opinion a vous…autrement votre trone ne sera pas le votre pour bien longtemps et vous aurez des drames sur la conscience car ceux et celles qui ont choisient des meilleurs conditions y tiennent !!
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