Je vous le mentionnais dans mon dernier billet, c’est ce matin que la FIQ présentait ses recommandations quant aux mesures contenues au projet de loi 16, Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière de santé et de services sociaux afin notamment de resserrer le processus de certification des résidences pour personnes âgées.

La question de la certification des résidences privées a été maintes fois abordée par les médias depuis le début des consultations sur ce projet de loi et vous savez probablement déjà que l’application de plusieurs des mesures qui y sont proposées par le gouvernement se fera à partir de critères à déterminer ultérieurement. Qui? Quand? Quoi? Où? Comment? Aucune garantie quant à la qualité et à la sécurité des soins que recevront nos ainés, mais on sait que les entreprises privées y trouveront leur compte!

En matière de flou artistique, peut-on trouver mieux? Tout à fait! Et cela, à l’intérieur du même projet de loi qui, dans sa seconde partie, touche la fonction d’approvisionnement en biens et services.

La fonction d’approvisionnement se résume, grossièrement, à la standardisation et à la normalisation des achats qui pourront ainsi s’effectuer en regroupement. Se regrouper pour acheter et profiter d’économies de volume, c’est le principe « Costco » appliqué au réseau de la santé et des services sociaux. Un système déjà en place dans le réseau depuis quelques années et connu sous le nom de « groupes d’approvisionnement en commun » et au sujet duquel le ministère ne dispose que de très peu d’information. Si peu, en fait, que le Vérificateur général concluait, en 2008, que « le MSSS et les agences ne peuvent déterminer s’il vaut la peine de faire appel à de tels groupes. »

Jusqu’ici, ça va? Vous me suivez toujours? Les quelques prochains paragraphes pourraient paraitre ardus, mais ça en vaut la peine!

Donc, avec le projet de loi 16, le ministre de la Santé et des Services sociaux vient se doter du pouvoir de réduire de façon importante le nombre de groupes d’approvisionnement en commun, en fusionnant les groupes existants à sa guise et en obligeant les agences régionales à en imposer l’utilisation aux établissements. Ceci aurait pour effet d’augmenter considérablement le volume d’achats de chaque groupe d’approvisionnement et, du même coup, les économies de volume possibles.

On peut se questionner sur la pertinence des économies qui pourraient ainsi être réalisées lorsqu’on met dans la balance le fait que des établissements se trouveront encore plus éloignés des centres de décision en matière d’approvisionnement selon leurs besoins spécifiques ou encore le tort qui sera causé aux économies locales et régionales. Des questions sur lesquelles le débat reste à faire.

Quelle pourrait donc être, alors, la motivation principale du ministre de la Santé dans ce dossier? Pourquoi ceci? Pourquoi maintenant? Et surtout pourquoi tenter de le passer en douce dans un projet de loi sur les résidences privées pour ainés?

Poussons un peu plus loin la réflexion, si vous le voulez bien. On sait qu’Ottawa mène présentement des négociations devant mener à la conclusion d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne. On sait que parmi les demandes les plus pressantes des négociateurs européens s’en trouvent qui concernent le secteur de la santé. On sait également qu’à partir d’un certain seuil minimum, les achats de biens et services seraient obligatoirement soumis aux règles d’un tel accord. Or, selon les informations qui circulent, ces seuils minimums seraient facilement atteignables en concentrant le volume d’achats au sein d’un nombre réduit de groupes d’approvisionnement.

Maintenant, considérons que la définition de « biens et services » comprend ici les ressources humaines tout autant que le matériel et le béton. Sachant que des multinationales de placement temporaire sont déjà très présentes en Europe, on peut s’attendre à ce que celles-ci cherchent à s’implanter au Québec. Et des multinationales qui contestent les lois et pratiques en vigueur sur un territoire sous prétexte que celles-ci nuisent à leur fonction première qui est de rapporter un profit à leurs actionnaires, ça vous rappelle quelque chose?

Il y a une semaine aujourd’hui, la Commission européenne était saisie d’une plainte à l’encontre de l’État français « pour atteinte à la libre concurrence des établissements de santé et « aides illicites au profit des établissements publics » ». Le contexte peut sembler différent, mais le principe demeure le même.

Le gouvernement Charest s’est servi d’un projet de loi explicitement destiné aux résidences privées pour ainés afin de dissimuler des mesures qui risquent d’ouvrir le réseau de santé public québécois aux entreprises privées multinationales comme il ne l’a jamais été auparavant. Tout cela en douce. Et les implications qui pourraient en découler sont terrifiantes.

Encore un bel exemple de la façon de faire du gouvernement Charest, un gouvernement avec les deux mains sur le volant et une destination claire : la privatisation des services publics.

=====

Mémoire présenté par la FIQ : « Servir l’âge d’or sur un plateau d’argent ».

Communiqué de presse émis à l’occasion de la présentation du mémoire de la FIQ.

Webdiffusion de la présentation du mémoire de la FIQ en commission parlementaire, sur le site Internet de l’Assemblée nationale.

Depuis plusieurs mois maintenant, les médias nous informent régulièrement de cas de maltraitances, d’abus et de négligences envers des personnes âgées hébergées en résidences pour aînés. Encore ces derniers jours, TVA Nouvelles nous apprenait qu’un rapport du coroner conclue que « la résidence L’Air du temps n’avait pas les compétences nécessaires pour prendre en charge une dame âgée dont l’état s’était sévèrement détérioré ». Dans ce cas particulier, il aura fallu l’intervention d’une infirmière du CLSC pour que la dame, âgée de 92 ans, soit transférée à l’hôpital. Mme Brykowycz n’aura malheureusement pas survécu aux lacunes de l’entrepreneur en termes de soins et de sécurité.

Devant un tel drame, je peux comprendre que l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic s’élève vivement contre les mesures vagues et incomplètes contenues au projet de loi 16, tel que le rapportait La Presse cette semaine. Censé resserrer le processus de certification des résidences privées, ce projet de loi donne plutôt aux entrepreneurs la possibilité d’obtenir une «certification à rabais». De la poudre aux yeux visant à apporter un faux sentiment de sécurité aux personnes âgées.

Doit-on se surprendre que ce projet de loi semble plutôt chercher à faciliter la vie aux entreprises privées, sachant que le gouvernement Charest n’a jamais caché son désir de s’en remettre au secteur privé pour assumer des responsabilités qui reviennent normalement à l’État?

Qu’on m’explique la logique selon laquelle il serait acceptable qu’une entreprise privée empoche des profits sans avoir à répondre aux mêmes exigences que celles imposées à un établissement public! Permettez-moi de vous rappeler ici l’étude de l’Institut de recherche en politiques publiques qui confirmait que c’est l’État qui est le mieux placé pour assurer la qualité des services aux aînés.

Les personnes âgées ont besoin de soins, ont besoin d’être sécurisées. Ça fait partie d’une responsabilité collective. Ces mots, ce sont ceux de la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, qui réagissait, en janvier dernier, à une enquête dévastatrice [partie 1, partie 2] menée par l’équipe de l’émission J.E. En revoyant cette entrevue, où la ministre déléguée affirme avec conviction qu’il n’y aurait pour elle aucun compromis possible quant aux règles à mettre en place, j’en comprends qu’elle a abdiqué.

Oui, Madame Vien, les personnes âgées ont droit aux soins et à la sécurité que leur condition exige, peut importe la classe sociale à laquelle elles appartiennent. Mais elles sont également en droit d’attendre de leurs élus qu’ils prennent d’abord position en leur faveur avant de chercher à répondre aux intérêts du privé.

Les consultations sur ce projet de loi débuteront sous peu et la FIQ y présentera un mémoire le 15 septembre. J’aurai donc l’occasion de vous en reparler, surtout que le gouvernement semble vouloir diriger toute l’attention médiatique vers le volet du projet de loi portant sur la certification des résidences privées, ce qui permettrait de passer sous silence les mesures visant à ouvrir davantage le secteur de la santé et des services sociaux québécois aux marchés internationaux, notamment via l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union Européenne.

Tags:

En commission parlementaire, le 24 août 2011, le directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, David Levine, s’est engagé à rien de moins que d’éliminer les attentes de plus de 24 heures dans les urgences d’ici 2015.

Comment Monsieur Levine compte-t-il réaliser cet engagement en moins de quatre ans alors que le gouvernement Charest, huit ans après en avoir fait sa principale priorité, n’a toujours pas réussi ne serait-ce qu’à inverser une tendance qui, si elle était inquiétante à l’époque, est aujourd’hui carrément dramatique.

Pourquoi, maintenant, en 2011, devrait-on croire à l’idée magique que le problème va se résorber d’ici 2015 alors que les mêmes préoccupations subsistent depuis déjà plusieurs années?

À entendre Monsieur Levine nous défiler une série de conditions sur lesquelles il a très peu d’emprise mais qui devront nécessairement être remplies pour qu’il puisse espérer atteindre son objectif, j’avais plutôt l’impression d’observer quelqu’un préparant la liste des motifs qui serviront, en 2015, à justifier un nouvel échec.

Monsieur Levine attend-t-il réellement un appui quelconque de son ministre, Yves Bolduc, qui déclarait encore, il y a quelques jours, que la main-d’œuvre en place dans le réseau de la santé peut très bien compenser les effets de la pénurie de personnel puisque « c’est un réseau où les gens sont des gens de cœur ». Les tâches d’un ministre de la Santé nécessitent plus que de la pensée magique!

Monsieur le ministre, je vous mets au défi d’aller rencontrer l’une des trop nombreuses professionnelles en soins au bord de l’épuisement et lui expliquer qu’après avoir redoublé d’efforts depuis tant d’années, elle devra maintenant quadrupler, voire quintupler ces efforts parce qu’elle a du cœur.

Fort à parier qu’elle vous répondra par cette question : « Et vous, Monsieur le ministre, en avez-vous? ».

====

Communiqué de presse émis par la FIQ sur le même sujet.

Il se passe rarement une journée sans que l’on entende qu’au Québec, on vit au-dessus de nos moyens. Nos programmes sociaux seraient tellement généreux, en comparaison de nos revenus, qu’ils nous mèneraient tout droit vers l’enfer du modèle grec plutôt que vers l’éden du modèle scandinave. En conséquence, plaident les  tenants de la droite québécoise, il serait urgent de couper dans le gras (privatiser des services publics) avant que notre embonpoint financier entraîne des complications irréversibles.

Pourtant, ce n’est pas parce que ce discours nous est servi sur une base quotidienne qu’il est fondé pour autant. Lors de notre dernier congrès, M. Damien Contandriopoulos a démontré, nombreux chiffres à l’appui, que si les dépenses de santé augmentent, c’est en grande partie dû à l’augmentation du recours au secteur privé, pas à cause des services publics. Notamment, le fait que la proportion des dépenses publiques en santé soit passée de 80 % à 70 % des dépenses totales a créé un lucratif marché de 3 milliards de dollars. C’est là qu’il faut identifier le responsable de la hausse des coûts.


Par ailleurs, le récipiendaire du prix Nobel de l’économie en 2008, M. Paul Krugman, est venu renforcer de tel propos dans sa chronique du New York Times. Citant des études récentes sur le sujet, M. Krugman démontre avec éloquence la supériorité économique du secteur public sur le secteur privé en santé. Entre autres, il cite le fait que si les dépenses publiques de santé ont augmenté de 400 % entre 1969 et 2009, les primes d’assurance ont quant à elles augmenté de 700 %! Il en arrive donc à la conclusion que quiconque ayant à cœur la pérennité des finances publiques devrait militer en faveur d’une diminution du rôle du secteur privé, au profit du secteur public.

Voilà de bons arguments qui viennent, encore une fois, souligner la nécessité d’élaborer des solutions et des modèles publics, parce qu’ils sont plus efficaces et plus économiques. Voilà de bons arguments qui devraient refroidir les ardeurs de ceux qui invoquent la canicule pour vendre des tuques et des mitaines…

À la FIQ, l’arrivée du mois de mai rime avec Mois Santé! Ainsi, la Fédération profite de l’occasion pour souligner l’apport exceptionnel des infirmières auxiliaires, des infirmières, des inhalothérapeutes et des perfusionnistes aux soins de santé prodigués au Québec.

La qualité des soins repose évidemment sur l’expertise de chacune des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, mais elle se fonde aussi sur la complémentarité des savoirs et sur l’interdisciplinarité au sein de l’équipe. De ce fait, le thème « Des savoirs différents, une passion commune » a été choisi cette année.

Dans l’équipe de soins, le rôle de chacune est plus qu’essentiel. Les professionnelles détiennent une expertise unique, des connaissances distinctes, des savoirs différents. Par exemple, les infirmières auxiliaires observent l’état de conscience et les signes neurologiques des patient-e-s. Pour leur part, les infirmières initient des mesures diagnostiques et cliniques. Quant aux inhalothérapeutes, elles voient à maintenir, à rétablir et à assister la fonction des voies respiratoires. Enfin, les perfusionnistes sont chargées d’entretenir et d’opérer l’équipement spécialisé de circulation extracorporelle lors de procédures chirurgicales et médicales.

Ces quelques exemples de tâches propres à chaque profession illustrent bien la complémentarité des professionnelles travaillant au sein d’une équipe solide, animée par une même étincelle : offrir aux patient-e-s des soins de qualité et sécuritaires.

Je profite donc du Mois Santé pour saluer le professionnalisme, la disponibilité et la passion avec lesquels les professionnelles en soins dédient une grande partie de leur vie à soigner.

Bon Mois Santé à toutes!

Mois Santé 2011 - Des savoirs différents, une passion commune

Tags:

Il y aura des élections au printemps, c’est confirmé! Les dernières élections canadiennes ne remontent qu’à octobre 2008 mais, au-delà des importantes dépenses qu’elles représentent, il faut y voir l’occasion de se débarrasser d’un gouvernement qui a suffisamment fait de dégâts.

Il faut toujours se rappeler que seulement 35 % des Canadien-ne-s ont voté pour les Conservateurs et que 40 % de la population ne s’est pas présentée aux urnes.

Reconnu coupable d’outrage au Parlement – une première dans l’histoire – la Chambre des communes ne fait plus confiance au gouvernement Harper. Eh bien, les Québécois-es non plus! Comment pourrait-il en être autrement alors que les Conservateurs cumulent les politiques rétrogrades, qu’ils minent la liberté d’expression, qu’ils font preuve d’un manque de transparence flagrant, qu’ils gaspillent les fonds publics à leurs propres fins, qu’ils accordent des baisses d’impôts aux entreprises aux dépens des moins bien nantis, qu’ils font preuve d’hypocrisie et de favoritisme, qu’ils attaquent sans cesse la démocratie?

La Fédération fait valoir les droits de ses membres en tant que femmes, travailleuses et citoyennes. Elle base son action sur la défense de principes tels que la justice, la solidarité, l’équité et la démocratie, des valeurs qui sont malheureusement absentes des politiques du gouvernement Harper. Alors, le 2 mai prochain, le moment sera venu de se libérer des Conservateurs!

Tags:

C’est à se demander si l’arrivée des nouveaux bacs de recyclage à Montréal n’a pas inspiré messieurs Legault et Sirois ainsi que les autres membres de la Coalition pour l’avenir du Québec. En effet, si la protection de l’environnement est une noble cause en soi, la fabrication de « nouveaux » produits à base de matières recyclées n’est pas nécessairement synonyme d’une diminution de la pollution, au contraire.

Ainsi, malgré un emballage attrayant et donnant une impression de nouveauté, la recette présentée le 21 février par le duo Legault-Sirois demeure entièrement composée de produits recyclés et, malheureusement, périmés. Après avoir épluché les 45 couches d’emballage sous vide (de sens), on retrouve rapidement les lieux communs des lucides autoproclamés : le Québec serait immobile, incapable de relever les défis qui se présentent à lui, pauvre, morose et malade…

Pour y remédier, MM. Legault et Sirois et ceux qui ont généreusement accepté de les suivre proposent une panoplie de solutions aussi novatrice que la programmation de la chaine de télé Prise 2 : baisser les impôts des plus fortunés, augmenter les frais de scolarité, rembourser rapidement la dette au nom des générations futures, favoriser la création de la richesse, diminuer le pouvoir des mystérieux lobbys, etc. En somme, ce qu’affirme le groupe Legault-Sirois, c’est que pour faire preuve de courage politique en 2011, il faut mettre de l’avant des programmes favorisant les plus riches et l’entreprise privée. Vraiment?

Au contraire, j’estime que la crise financière et celle des institutions démocratiques vécue présentement sont plutôt le fruit d’une trop grande proximité entre les élus et le secteur privé, d’un déséquilibre marqué en faveur des plus fortunés qui siphonnent les fonds publics au détriment du bien commun et de la majorité de la population. Pour ma part, j’estime que faire preuve de courage politique en 2011, c’est proposer des initiatives destinées à garantir la primauté de l’intérêt commun de la majorité de la population.

Tags: ,

La popularité du gouvernement Charest est encore au plus bas dans les sondages. La confiance de la population n’y est plus et il est difficile d’imaginer un revirement de situation.

Comme le relatait Le Devoir le 14 février dernier, 77 % des Québécois-es sont insatisfait-e-s du gouvernement Charest. C’est énorme! C’est colossal! De telles statistiques réveilleraient le plus endormi des individus, mais Jean Charest s’entête. Malgré des demandes soutenues de nombreux groupes, il n’y a toujours pas d’enquête publique sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction, il n’y a toujours pas de moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste. Qui plus est, au moment de clore la pétition demandant la démission du premier ministre, ce sont près de 250 000 personnes qui y avaient apposé leur signature. Un quart de millions de gens monsieur Charest! C’est non négligeable, n’est-ce pas? Mais continuez à n’en faire qu’à votre tête, cela vous va si bien.

Au cours des dernières semaines, on a vu des peuples du monde se mobiliser et descendre dans les rues. Leurs actions n’ont pas été vaines. Ces peuples ont démontré que leur patience a des limites, que la mobilisation peut faire de grandes choses et que les gens étroits d’esprit sont voués à la destitution, qu’ils le veuillent ou non. Je crois sincèrement que les Québécois-es devraient en être inspiré-e-s.

La population du Québec doit se mobiliser et la manifestation du 12 mars prochain, organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics et l’Alliance sociale, sera une excellente occasion de le faire. Cette journée-là, 150 organisations syndicales, communautaires, étudiantes, féministes, populaires et écologistes s’uniront pour proposer des mesures progressistes et réalistes en vue du prochain budget du ministre Bachand. Soyez de la partie, la mobilisation peut faire de grandes choses!

Un budget équitable : une question de choix. Le 12 mars, j'y serai!

Combien de fois au cours des derniers mois, des dernières années, avons-nous entendu parler d’hommes, de femmes, de jeunes, d’ainé-e-s si désespéré-e-s qu’ils-elles ont choisi d’attenter à leurs jours? Combien de fois avons-nous entendu parler de personnes si vulnérables qu’elles n’entrevoyaient plus d’autres solutions? Tout le monde en parle : les organismes communautaires, les médias, les gouvernements même, mais il faut faire plus!

Dans ce contexte, la FIQ a décidé de s’associer à la Semaine nationale de prévention du suicide et ajoute sa voix à ce mouvement en signant sa déclaration. La Fédération est très préoccupée par la question du suicide, notamment lorsque ce fléau touche ses membres. L’été dernier, alors que deux professionnelles en soins ont tragiquement fait le choix de s’enlever la vie, la FIQ a été profondément troublée mais, surtout, extrêmement outrée d’entendre les propos indécents d’un de leurs employeurs. Il est donc d’autant plus important de poursuivre les démarches d’information et d’éducation menées actuellement.

Semaine nationale de prévention du suicide, du 30 janvier au 5 février 2011

Semaine nationale de prévention du suicide, du 30 janvier au 5 février 2011

On dit qu’on reconnait une société à la façon dont elle traite les personnes les plus vulnérables. À n’en pas douter, les personnes âgées font partie de ce groupe. Celles-là même qui, toute leur vie, ont payé leurs taxes et leurs impôts au gouvernement et qui, maintenant, sont abandonnées par lui. Le nombre d’ainé-e-s qui mettent fin à leurs jours est encore trop élevé et ce n’est pas en continuant à fermer des lits leur étant destinés dans le réseau public que la situation changera. Il faut offrir un milieu de vie sain et sécuritaire aux ainé-e-s, un milieu où ils-elles pourront s’épanouir, mais il est parfois difficile de penser que cela puisse se réaliser dans les résidences privées. Combien de fois au cours des derniers mois, des dernières années, avons-nous entendu parler de personnes âgées laissées à elles-mêmes ou maltraitées dans des résidences du réseau privé? Tout le monde en parle, mais il faut faire plus. Le gouvernement doit adopter des mesures concrètes… rapidement!

Certains continueront à plaider pour le développement de résidences privées, mais la FIQ militera toujours pour le bien-être des personnes âgées.

Je souhaite à chacune d’entre vous une année 2011 empreinte de joie et, bien entendu, la santé. J’espère aussi que 2011 nous apportera d’autres belles victoires, tout comme l’a été l’entente de principe intervenue entre la FIQ et le gouvernement du Québec en novembre dernier.

À ce sujet, les assemblées générales dans les établissements battent leur plein. Je vous encourage fortement à y assister et, surtout, à aller voter les 19 et 20 janvier prochains. Le référendum qui se tiendra à ces dates est d’une très grande importance : c’est de vos conditions de travail dont il est question. Cette entente ne règlera pas tous les problèmes, je l’ai déjà dit, mais les infirmières auxiliaires, les perfusionnistes, les inhalothérapeutes et les infirmières auront davantage d’outils entre les mains pour affronter les prochaines années.

En 2011, la Fédération intensifiera sa lutte à la privatisation, tout en poursuivant ses objectifs de défense et de promotion des intérêts de ses membres. Les professionnelles en soins peuvent compter sur la FIQ pour porter leurs revendications sur la place publique.

Bonne et heureuse année à toutes!

Régine Laurent, présidente

Tags: , , , , ,

« Anciennes entrées § Nouvelles entrées »