Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Est

Les professionnelles en soins exigent des soins sécuritaires aux patient-e-s des centres d’hébergement du CISSSME

Les professionnelles en soins exigent des soins sécuritaires aux patient-e-s des centres d’hébergement du CISSSME

Le Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Est (FIQ-SPSME) dénonce l’absence de volonté de la direction du CISSSME pour soutenir son personnel à bout de souffle. Après des mois de discussion pour la mise en place de conditions humaines de travail et de soins sécuritaires pour les patient-e-s des centres d’hébergement, aucune action concrète n’a été prise. Lors de la rencontre du 29 janvier dernier, que le FIQ-SPSME a eue avec l’employeur, ce dernier n’a pas pris les actions nécessaires face aux cris du cœur des professionnelles en soins.

« On pensait que l’employeur entendrait les nombreux appels de détresse de nos membres et apporterait des solutions prometteuses pour combattre la surcharge de travail dénoncée et offrir de meilleurs soins à la population. On souhaitait que nos professionnelles en soins aient enfin le temps de soigner les patient-e-s à la hauteur de leurs compétences », explique Jean-Michel Varin, président du FIQ-SPSME.

Malgré les pistes de solutions proposées par le syndicat, notamment les ratios professionnelles en soins FIQ et la reconnaissance de l’apport immense des infirmières auxiliaires par la prime de chef d’équipe, la direction du CISSSME choisit l’inertie. Les heures supplémentaires obligatoires, la substitution de titre d’emploi et le manque de ressources demeurent ainsi le lot des salariées des centres d’hébergement du CISSSME.

« On est au début d’une démarche de contestation juridique, qui va faire la différence pour améliorer la qualité et la sécurité des soins. Au cours des prochains mois, nous allons crier haut et fort notre indignation. Nous n’allons pas garder sous silence l’indéfendable. Nous n’allons plus soutenir le réseau à bout de bras. L’employeur doit prendre ses responsabilités et faire pression sur le gouvernement s’il le faut », affirme M. Varin.