Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Les professionnelles en soins de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont refusent leurs conditions de travail

Les professionnelles en soins de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont refusent leurs conditions de travail

Les professionnelles en soins, membres du FIQ-Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (FIQ SPS ESTIM), ont manifesté en grand nombre devant l’Hôpital-Maisonneuve-Rosemont. Elles ont dénoncé leurs conditions de travail ainsi que le temps supplémentaire (TS) et le temps supplémentaire obligatoire (TSO) qu’elles vivent sur une base quasi quotidienne.

Cercle vicieux dans une des plus grosses urgences du Canada

Depuis le début de l’année 2019, les infirmières de l’urgence doivent s’attendre systématiquement à travailler en temps supplémentaire obligatoire lorsqu’elles entrent au travail, car les équipes sont incomplètes. Cette situation a un impact majeur sur tous les services de l’hôpital, sur le flux d’ambulance, sur les autres urgences de Montréal et sur la population. « Les professionnelles en soins qui travaillent sur les autres unités, qui connaissent également un manque de personnel, se trouvent débordées à leur tour, et doivent recevoir en urgence des transferts de patients qui doivent être stabilisés. La sécurité et la qualité des soins sont compromises, car toutes les équipes doivent prendre des décisions rapidement », explique Éric Tremblay, président du SPS ESTIM.

Le syndicat a recensé pour la période du 3 au 27 février 2019, pour les infirmières et les infirmières auxiliaires, dans seulement 4 centres d’activités :

  • 701 TS
  • 376 TS de débordement
  • 95 TSO

La colère et l’épuisement des professionnelles en soins

Les professionnelles en soins ont fait 8 sit-in depuis janvier pour signifier leur épuisement à l’employeur et leur refus de telles conditions de travail. « L’employeur a été interpellé en juillet dernier, car il y a un problème de main-d’œuvre dans tout l’hôpital, nous avons réussi à trouver des solutions pendant la période d’été, mais elles sont temporaires. À la demande de nos membres, nous avons entamé des discussions avec l’employeur pour mettre en place un aménagement du temps de travail. Cette solution doit être une priorité de la direction et mise en place très rapidement. C’est ce que nous réclamons aujourd’hui, insiste Éric Tremblay.

« Nous interpellons la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann. Cette dernière a déclaré qu’elle voulait désengorger des hôpitaux et éliminer le TSO. Nos membres souhaitent exactement la même chose. Nous comptons sur cette dernière pour obliger les directions d’établissements à se doter d’un plan d’action pour abolir le TSO, et pour récupérer les budgets qui permettront d’agir à long terme sur la situation. », ajoute Denyse Joseph, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ.