Négociation nationale 2020

Une entente de principe sur les conditions de travail

Plus d’un an après le dépôt des demandes syndicales portant sur les conditions de travail des professionnelles en soins, les déléguées représentant tous les syndicats affiliés à la FIQ et à la FIQP ont entériné, le 8 décembre 2020, une entente de principe sectorielle portant sur les conditions de travail lors d’un conseil national virtuel.

Cette entente permet à la FIQ d’enfin mettre en marche ses solutions pour attirer et retenir les professionnelles en soins dans le réseau de la santé, éprouvé depuis des années et particulièrement mis à mal depuis le début de la pandémie de la COVID-19.

En parallèle, l’Alliance APTS-FIQ poursuit ses travaux à la table de négociation intersectorielle sur le salaire, le régime de retraite, les droits parentaux et les disparités régionales. Dès qu’une entente intersectorielle sera adoptée par les délégations de la FIQ et de l’APTS, une entente de principe globale – qui présentera tout le contenu de la nouvelle convention collective – sera soumise au vote de l’ensemble des membres de la FIQ. Le référendum se tiendra en ligne.

Contenu de l’entente

Les informations générales sur l’entente de principe portant sur les conditions de travail se trouvent dans l’Info-Négo No 18. Les équipes locales sont aussi disponibles pour répondre à vos questions. Le contenu détaillé de l’entente sera présenté en assemblées générales locales, lorsqu’une entente globale sera conclue. Les membres auront alors toutes les informations en main pour se prononcer sur l’entente, lors d’un référendum qui se tiendra en ligne.

En savoir plus

Questions fréquentes

Entente de principe – CHSLD et EPC : un premier pas vers les ratios professionnelles en soins / patient-e-s

Entente de principe – Attirer et retenir les professionnelles en soins dans le réseau, grâce à de l’argent supplémentaire

Quelle sera la durée de la prochaine convention collective?

La prochaine convention collective devrait être de 3 ans, selon la proposition actuelle du gouvernement. Cette durée sera confirmée lors de la signature de l’entente sur les matières intersectorielles, soit le salaire, la retraite, les droits parentaux et les disparités régionales.

Pourquoi faut-il ajouter des postes à temps complet?

C’est en ayant davantage de professionnelles en soins à temps complet que l’on pourra véritablement stabiliser les équipes, réduire la charge de travail, faciliter l’accès aux congés et réduire le TSO. Pour qu’ils soient attrayants, les postes doivent être stables, intéressants et doivent permettre la conciliation travail – vie personnelle. Les postes à temps complet assurent aussi une meilleure sécurité financière maintenant, ainsi qu’à leur retraite.

Comment fonctionnera le rehaussement des postes à temps complet?

Trois périodes de rehaussement et deux périodes d’affichage sont prévues sur la durée de la convention collective. La première période de rehaussement et d’affichage aura lieu dans les 60 jours de l’entrée en vigueur de la convention collective.

Toutes les professionnelles en soins devront-elles travailler à temps complet

En aucun temps. Le rehaussement à temps complet sera sur une base volontaire. L’employeur ne pourra pas afficher de postes à temps partiel tant que ces cibles ne seront pas atteintes. Le gouvernement s’engage à maintenir la proportion déterminée des postes à temps complet. Les cibles de postes à temps complet sont fixées à 80 % en CHSLD, à l’urgence, dans les unités de soins obstétricaux et à 70 % dans les autres centres d’activités 24/7. Il restera toujours un pourcentage de postes à temps partiel, mais avec cette entente, les professionnelles trouveront des effets bénéfiques à accéder à un poste à temps complet.

Quels sont les gains qui toucheront toutes les professionnelles en soins?
  • Prime de fin de semaine doublée de 4 à 8 % pour les détentrices d’un poste à temps complet.
  • Plus grande flexibilité pour la prise du congé pour décès.
  • Contribution patronale doublée pour l’assurance médicaments de base.
  • Étalement volontaire des heures de travail pour favoriser la conciliation travail-famille-études.
  • Accès à l’aménagement du temps de travail après 3 ans d’ancienneté de jour, sans restriction pour les salariées sur les quarts de soir et de nuit.
  • Une semaine de travail de 37,5 heures rémunérées et admissibles au RREGOP pour toutes celles travaillant en CLSC et en dispensaires. Cela représente jusqu’à 7,14 % de hausse de rémunération.
  • Réduction de la surcharge de travail par un plus grand accès à des postes à temps complet et l’ajout d’effectifs (1 000 en CHSLD et 500 en 24/7 dont la médecine et chirurgie).
Quels sont les gains qui touchent les différents titres d’emploi représentés par la FIQ et la FIQP?

Infirmières

  • Reclassification automatique en tout temps des infirmières bachelières au titre d’emploi infirmière clinicienne.

Infirmières praticiennes spécialisées

  • Semaine de travail de 40 heures rémunérée.
  • Rétroactivité salariale de la CIPS à la date de son examen.
  • Budget national dédié à la formation et le développement des compétences.

 Infirmières auxiliaires

  • Fin de la précarité.
  • Rehaussement des postes à temps complet en CHSLD.
  • Rehaussement des postes à temps complet sur les centres 24/7.

Inhalothépareutes

  • Une semaine de travail de 37,5 heures rémunérées et admissibles au RREGOP pour les inhalothérapeutes en centres 24/7 ou 2 quarts de travail différents continus, ainsi qu’en CLSC.

Perfusionnistes cliniques

  • Une semaine de travail de 37,5 heures rémunérées et admissibles au RREGOP.
  • Ajout d’une prime de supervision et de formation de 10 % pour celles qui « supervisent » au moins 4 perfusionnistes cliniques.
Quels sont les avantages à travailler 37,5 heures dans les centres 24/7 et en CLSC et en dispensaires?

La semaine de travail des perfusionnistes cliniques, des inhalothérapeutes qui œuvrent dans un centre d’activités 24/7 ou sur deux quarts différents continus et de toutes les professionnelles en soins œuvrant en CLSC et en dispensaires sera de 37,5 heures. Ces 2,5 heures rémunérées de plus par semaine seront admissibles au RREGOP et représentent davantage d’heures de soins données aux patient-e-s. Ces heures sont souvent déjà travaillées, sans être rémunérées. Cela représente jusqu’à 7,14 % de hausse de rémunération.

Quelles sont les nouvelles primes inscrites à l’entente de principe?
  • Une prime de fin de semaine doublée (de 4 % à 8 %) pour les salariées à temps complet dans les unités 24/7.
  • Une prime spécifique de soins critiques pour les unités de soins obstétricaux (mère-enfant) où les soins sont dispensés 24/7.
  • Une prime de soins critiques aux salariées effectuant un transfert d’évacuation aéromédicale.
  • Une prime de 10 % pour les perfusionnistes cliniques qui assument la supervision clinique du travail d’au moins 4 perfusionnistes cliniques et qui participent, notamment, à leur formation.
  • Une prime pour les professionnelles en soins œuvrant en CHSLD et en EPC, prime qui sera à la même hauteur pour toutes les salariées du réseau.
Pourquoi ne parle-t-on pas de salaire et de retraite dans l’entente de principe?

L’entente de principe adoptée par les déléguées de la FIQ et de la FIQP le 8 décembre dernier porte sur les matières sectorielles, c’est-à-dire qu’elle porte sur les conditions de travail des professionnelles en soins. Le salaire et la retraite, tout comme les droits parentaux et les disparités régionales, font partie des matières intersectorielles qui sont négociées à la table centrale, en alliance avec l’APTS. En général, l’entente intersectorielle est conclue quelques semaines après l’entente sectorielle.

Que se passe-t-il avec l’Alliance APTS-FIQ?

Les équipes des deux organisations travaillent de concert sur la négociation des matières intersectorielles, qui devraient s’accélérer au cours des prochaines semaines. Le gouvernement est complètement muet à ce sujet depuis l’été dernier.