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FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ considère le débat mal engagé.

Montréal, le 21 juin 2000  –   La ministre Marois donnait, hier, le coup d’envoi à la vaste consultation publique qu’entreprendra la Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux. La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec s’inquiète toutefois de la façon dont ce débat s’est engagé. " Nous nous inquiétons sur la façon dont la Ministre a formulé ses questions en vue de ce débat. En effet, ces questions suggestives pourraient remettre largement en cause le système public actuel. Ces questions n’endossent-elles pas la privatisation d’une partie des services en suggérant d’emblée des partenaires privés ? " a déclaré la présidente de la FIIQ, Jennie Skene.

La FIIQ considère que les questions soumises à la consultation publique remettent déjà en cause les grands principes de la Loi canadienne de la santé, à savoir l’universalité, l’accessibilité, l’intégralité et la gestion publique. Ces questions sous-tendent des changements à la gamme des services offerts et proposent de revoir l’accessibilité ainsi que de repenser l’universalité en créant des ouvertures quant à la contribution des usagers et à l’accès plus rapide.

Sous des aspects débonnaires, une proposition comme celle de l’acceptation d’un accès plus rapide cache celui d’un accès plus lent pour ceux qui ont peu de moyens financiers. Malgré les affirmations de la Ministre concernant son ouverture sur toute perspective concrète de solutions sauf un système de santé à deux vitesses, la FIIQ rappelle que l’exemple de l’assurance-médicaments ne doit pas être si rapidement oublié.

" Alors que le virage ambulatoire n’est pas encore complété, et contrairement à toute attente en cette matière, nous croyons que la ministre de la Santé nous propose une nouvelle réforme du réseau public. Nous souhaitons que les solutions mises de l’avant par les participants à cette consultation garantissent l’égalité des citoyennes et des citoyens ainsi que le droit à la santé au Québec " a conclu la présidente de la FIIQ, madame Skene.