fbpx

FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Le SISP espère que les échanges tempèrent le discours alarmiste

Lévis, le 21 janvier 2010  –  
Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) espère que la rencontre économique qui s’est tenue aujourd’hui à Lévis permettra de tempérer le discours alarmiste que plusieurs tiennent depuis quelques mois au sujet de l’état de l’économie québécoise.

« Le fait d’envisager le développement économique du Québec à long terme aura peut-être pour effet bénéfique de calmer ceux qui laissent entendre que la maison brûle et qu’il faut procéder le plus vite possible à une vente de feu en sabrant allègrement dans les services publics », a commenté aujourd’hui M. Réjean Parent, un des représentants du SISP et président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), à sa sortie de l’événement.

Selon M. Parent, nos programmes sociaux ont contribué à réduire les dommages causés par la crise économique, et « il faut les préserver, voire les mettre davantage à profit, afin qu’ils contribuent maintenant à relancer le Québec sur la voie de la prospérité ».

Le SISP reconnaît l’importance de la majorité des enjeux qui ont été discutés au cours de cette rencontre, tant en ce qui a trait à l’éducation qu’à la formation de la main-d’œuvre ou à la productivité. « Mais ces enjeux étaient déjà identifiés depuis plusieurs mois par les partenaires qui ont participé aux travaux des trois comités de travail et ils auraient fait leur chemin nonobstant la tenue de la rencontre d’aujourd’hui. »

Il importe maintenant de laisser de côté les vœux pieux et de passer à l’action. « Il appartient donc au premier ministre et à son gouvernement de prouver que cet exercice n’aura pas été stérile en mettant rapidement en œuvre des moyens concrets qui excluent de sabrer dans les services. »

Un problème majeur : la volonté de couper dans les programmes existants

Toutefois, le représentant du SISP dénonce vertement une des propositions émanant du cahier de synthèse des propositions et visant à « instaurer un mécanisme par lequel les dépenses publiques additionnelles devraient nécessairement être compensées par des économies dans les programmes existants. »

Pour Réjean Parent, une telle approche est une vision à courte vue et est complètement incohérente avec les valeurs défendues par la population québécoise. « Si, par le passé, nous avions souscrit à une telle approche, le Québec n’aurait jamais, par exemple, instauré le régime de congé parental, les services de garderie et plusieurs autres programmes sociaux qui nous distinguent comme société. »

Un aspect positif de cette rencontre : la priorité à l’éducation

Le président de la CSQ s’est par ailleurs réjoui que les différents intervenants présents, peu importe leur provenance et leur allégeance, aient ciblé l’éducation comme la grande priorité des prochaines années. « De notre côté, nous sommes profondément convaincus que c’est l’éducation qui est la clé de la réussite. Il s’agit assurément de la principale mesure de relance économique qu’il faut privilégier. »

Profil du SISP

Le SISP regroupe 300 000 membres, issus de cinq organisations syndicales (CSQ, FIQ, SFPQ, APTS et SPGQ), dont près de 264 000 proviennent des secteurs public, parapublic et péripublic. La CSQ représente près de 170 000 membres, dont près de 120 000 travaillent dans les secteurs de l’éducation et de la santé. La FIQ regroupe 58 000 membres du secteur de la santé. Le SFPQ représente 43 000 membres, dont 40 000 sont issus de la fonction publique québécoise. L’APTS représente 27 000 travailleuses et travailleurs occupant des postes professionnels ou techniques au sein du réseau public de la santé et des services sociaux. Quant au SPGQ, il représente plus de 20 000 personnes qui sont au service de la fonction publique, des sociétés d’État, des réseaux de l’éducation et de la santé du Québec.