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FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Pour la FIQ, cette étude est complètement biaisée et ne tient pas la route!

Montréal, le 3 mars 2010  –  
Après avoir pris connaissance de l’étude menée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour le compte de l’entreprise Urgence Médicale Code Bleu (UMCB), la Fédération interprofessionnelle de la santé – FIQ est d’avis que cette étude est complètement biaisée et ne tient pas la route. « Cette entreprise privée taxe la FIQ de faire de la désinformation dans sa campagne publicitaire contre les entreprises privées de placement, mais à la lumière de cette étude, le prix de la désinformation revient sans contredit à cette agence », de dire Sylvie Savard, vice-présidente de la FIQ.

Des comparaisons erronées

Dans cette étude, on laisse sous-entendre que le coût horaire d’une infirmière provenant du privé n’est pas significativement plus élevé que le taux horaire d’une infirmière du réseau public. « Le ministère de la Santé et des Services sociaux est clair sur cette question. Le coût moyen assumé par les établissements de santé pour le recours au personnel d’entreprises privées dépasse de 18 % celui relatif au personnel travaillant dans le réseau public », de poursuivre madame Savard.

Dans cette même étude, il est indiqué que le coût horaire moyen chargé par cette entreprise est de 55,03 dollars. « On veut bien croire sur paroles ce montant, mais si on regarde les nombreuses factures d’entreprises privées qui ont été chargées au réseau public et dont nous avons copies, il n’est pas rare de constater que les taux horaires dépassent largement le prétendu 55,03 dollars. Le taux horaire chargé par des entreprises privées de placement est, très souvent, au-delà de 60,00 dollars », de poursuivre la vice-présidente.

Par ailleurs, la Fédération se questionne sur la méthodologie qui a été appliquée. En effet, l’étude menée par la firme d’experts-comptables pour UMCB a utilisé le coût horaire moyen d’une infirmière alors que pour établir le coût horaire de l’infirmière du réseau public, l’entreprise a combiné deux titres d’emploi soit, infirmière et infirmière « bachelière » en plus d’y inclure un 10 % payé en heures supplémentaires. « Quand on veut faire une étude comparative fiable et véridique, on ne compare pas des pommes avec des oranges », d’indiquer la vice-présidente soulignant par ailleurs qu’une infirmière détenant un DEC et travaillant dans le réseau public gagne, au dernier échelon, un taux horaire de 31,89 dollars.

Cette même étude fait une longue liste de différents frais de gestion additionnels qui sont inclus dans le coût de l’entreprise privée et non dans celui du réseau public. « Il est faux de prétendre que ces frais s’ajoutent dans le réseau public. La structure administrative est déjà en place et il y aurait peu ou pas de charges supplémentaires si demain matin, tout le personnel des entreprises privées devenait des salariées du réseau de la santé public », de souligner madame Savard.

La FIQ poursuivra sa lutte

La Fédération poursuivra sa lutte contre ces entreprises privées de placement. « Le phénomène du recours au personnel d’entreprises privées prend de plus en plus de place depuis les dernières années. Qui profite de cette privatisation des soins? Les patients et les patientes? Le réseau public? Non. Ce sont plutôt ces entreprises privées qui s’en mettent plein les poches et nous allons prendre tous les moyens à notre disposition pour enrayer ce fléau et ce gaspillage de fonds publics », de conclure la vice-présidente.

À propos de la FIQ

La FIQ représente 58 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires œuvrant dans les établissements de santé publics québécois