FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

Des retards de paiement inacceptables : le ministre de la Santé ne peut demeurer les bras croisés

Des retards de paiement inacceptables : le ministre de la Santé ne peut demeurer les bras croisés

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ dénonce fermement les retards de paiement dont sont victimes actuellement de nombreuses professionnelles en soins. En raison d’un retard de programmation du logiciel de paie, ces dernières ne pourront toucher à temps les sommes forfaitaires prévues à la nouvelle convention collective ni les primes annoncées en grande pompe par le ministre de la Santé et des Services sociaux qui visent l’attraction et la rétention du personnel dans le réseau.

Les représentantes de la FIQ, tant au niveau local que national, s’engagent à tout mettre en œuvre pour que les droits des membres soient respectés et que des solutions alternatives soient considérées le temps que le ministre de la Santé et l’ensemble des employeurs du réseau de la santé s’acquittent de leur tâche.

« Tous les jours, nos membres respectent leur contrat de travail. Elles prodiguent des soins de qualité à la population, malgré un contexte et des conditions de travail extrêmement difficiles. Il n’est absolument pas normal que les fournisseurs n’aient pas été en mesure de modifier les services de paie à temps. Devant une situation qui semble généralisée à travers tout le réseau de la santé, la FIQ et les présidentes de ses syndicats affiliés vont s’assurer que les employeurs règlent le problème rapidement. Il est impératif qu’ils mettent en place des solutions pour que les professionnelles en soins reçoivent les montants qui leur reviennent. Le ministre de la Santé est imputable et le respect de ses engagements relève de sa responsabilité. Le versement du salaire en entier en contrepartie de la prestation de travail est un droit fondamental dans notre société. »

Nathalie Levesque, présidente par intérim, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ

Cette situation est inacceptable d’autant plus que le versement de montants forfaitaires et de primes n’est pas une mesure exceptionnelle pour les fournisseurs chargés du service de la paie, et que cette obligation était connue depuis plusieurs semaines, voire des mois. Ce manque de respect et de reconnaissance de leur travail ne passe pas pour le syndicat qui représente plus de 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.

Un premier montant forfaitaire de 0,33 $ par heure rémunérée d’avril 2019 à mars 2020, en vertu de la nouvelle convention collective, devait être versé le 6 novembre. Aucune date de report n’a été avancée pour l’instant.