FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ dénonce la solution du gouvernement : une loi spéciale.

Montréal, le 3 novembre 2000  –   La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec dénonce l’attitude du gouvernement dans le conflit des camionneurs du port de Montréal.. " Encore une fois, nous constatons à quel point le droit de grève et le droit de négocier sont niés par le gouvernement. Encore une fois, au lieu de trouver une solution au conflit, le gouvernement préfère utiliser son pouvoir de législation et voter une loi répressive qui s’attaque directement aux camionneurs et à leur organisation syndicale ", a déclaré la présidente de la FIIQ, Jennie Skene.

La FIIQ et ses membres, qui ont goûté durement à la médecine du gouvernement lors de l’adoption d’une loi répressive à leur égard en juillet 1999, s’indigne devant la négation des droits des travailleurs. Aujourd’hui, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) présente son avis aux audiences publiques nationales de la Commission Clair qui se tiennent à Montréal. " Nous tenons à réaffirmer ce matin notre vive opposition à toutes formes de privatisation du système de santé au Québec et ce, tant au niveau du financement, du contrôle que de la production des services. Depuis le début des audiences publiques de la Commission Clair, incluant les forums d’experts, les tenants de la privatisation tentent de faire passer dans la sphère du libre marché et ainsi transformer en une marchandise le droit à la santé tel que reconnu dans la Déclaration des droits de l’homme et repris, de plus d’une manière, en droit québécois ", a déclaré d’entrée de jeu la présidente de la FIIQ, madame Jennie Skene.