FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)

La FIIQ n’y comprend rien!

Montréal, le 26 septembre 2006  –  « Comment le gouvernement conservateur peut-il se vanter du surplus budgétaire de 13,2 milliards de dollars alors qu’au même moment, il annonce des coupures dans des programmes destinés à aider des personnes plus vulnérables », questionne Michèle Boisclair, vice-présidente à la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).

Réagissant à l’annonce du gouvernement de Stéphan Harper, madame Boisclair n’en revient tout simplement pas. En effet, les conservateurs sabrent dans des programmes tels que la recherche sur l’usage de la marijuana à des fins médicales, la lutte contre le tabagisme chez les Premières Nations et les Inuits, les stages internationaux pour les jeunes et l’aide aux musées. « Cinq millions sont également coupés dans les programmes destinés aux agences qui s’occupent du statut de la femme. Toutes ces coupures sont tout à fait inacceptables particulièrement dans un contexte où l’argent semble véritablement ne pas être un problème », souligne madame Boisclair.

De plus, la FIIQ est loin d’être convaincue que ces coupures correspondent, comme le mentionne le gouvernement Harper, aux priorités des canadiens. « Si ce gouvernement croit vraiment que les canadiens désirent réduire l’aide aux personnes plus démunies, plus fragiles monétairement, physiquement ou  psychologiquement, il ne fait aucun doute que les conservateurs gouvernent dans une tour de verre et il est grand temps qu’ils en sortent », poursuit la vice-présidente.

La Fédération n’est pas du tout contre le fait de rembourser la dette, mais pas à n’importe quel prix. « Il faut cependant que ce remboursement se fasse de manière intelligente et responsable, ce qui, visiblement, n’est pas le cas du gouvernement Harper. Et si monsieur Harper veut des idées afin de répondre aux attentes des canadiens, nous pouvons lui en suggérer. La question des transferts du fédéral en santé pourrait en être une parmi plusieurs autres », de conclure madame Boisclair.